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mercredi 16 avril 2014

Quelques réponses aux arguments spécieux des faux culs qui prétendent qu'il ne faut pas laisser de dette publique à nos enfants.

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Pendant que l'univers "Cacal 40" (de CAC 40)  n'en finit pas d'appeler à un idyllique monde libéral où la main transparente voire innocente du marché, débarrassée des gants d'acier de l'État disperserait ses multiples bienfaits aux gueux reconnaissants, j'ai souhaité mettre fin à certains poncifs médiatiques  tellement fallacieux qu'ils en devenaient grotesques !




Ainsi, la plupart des économistes libéraux, aussi nombreux à droite qu'à gauche, viennent-ils, interrogés par tous les médias aux ordres de leurs propriétaires forcément défenseurs de l'économie de marché, nous convaincre du devoir de rembourser la dette, dont entre parenthèse nous ne sommes pas responsables à titre individuel, n'ayant jamais été aux affaires.
Arguant avec des trémolos dans la voix, le besoin d'épargner à la génération suivante les affres d'une existence passée à payer les erreurs de leurs aînés !

Dans un premier temps j'ai pleuré.

Beaucoup.

Jusqu'à la déshydratation.

Je me suis dit que nous autres Français veules et indisciplinés, vivant selon la doxa libérale bien au-dessus de nos moyens - comme nous le serinent tous ceux qui gagnent des salaires mirobolants - allions laisser à nos descendants un monde bien moche.

Et là, sec comme un petit beurre, j'ai cherché un vieux martinet dans mon grenier puis j'ai commencé à fouetter mon dos à la manière des Flagellants du moyen-âge, en égrenant les raisons de ma culpabilité envers la génération suivante.



Jeunes concitoyens, veuillez nous excuser pour ce putain de système que nous vous laisserons.

Pardonnez :

- l'avenir incertain de vos futurs salaires et le niveau dérisoire de leur futurs montants.
- ce monde sans travail ou d'une extrême précarité.
- une société où se soigner deviendra un luxe.
- de vous transmettre une nature complètement polluée par les pesticides et les additifs chimiques, une nourriture trafiquée.
- de devoir payer des sommes colossales pour fermer des dizaines de centrales nucléaires de plus en plus dangereuses.
- de vous laisser un univers vicié par le fric, les arrangements, les connivences sociales et culturelles , la consanguinité des élites, les lobbies et où la démocratie proclamée à coups de slogans grandiloquents devient un système totalement vidé de son sens.


Le dos ensanglanté par les traces des lanières, purifié par cette juste douleur j'implore votre absolution !

Toutefois n'oubliez JAMAIS ceci : les économistes et politiques qui nous enjoignent de payer au plus vite la dette publique pour vous épargner de prétendus lendemains difficiles SONT LES MÊMES qui vous préparent soigneusement un avenir cauchemardesque avec des mesures sociales régressives, un monde désespérément précaire et inégalitaire. 
Une société infiniment plus coercitive et instable que celle de vos parents.

Ne vous laissez pas faire et surtout, ne comptez pas sur la génération précédente pour vous sauver.

Le joli mois de mai arrive. 

Bougez, bordel ! La montée de la sève, c'est maintenant.

C'était la minute d'un claviste révolutionnaire en pyjama sans trop d'illusions...
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lundi 20 septembre 2010

TINA ou les amours perverses d'une doctrine putassière.

TINA est née d'une liaison adultérine entre Ronald Reagan, son père et Margaret Thatcher, sa maman. Leur progéniture a hérité de l'intelligence de son papa et de la beauté de sa mère.

Elle fut une adolescente précoce qui conquit rapidement les élites mondiales. Elle devint rapidement la coqueluche de tout l'Occident. Au paroxysme de sa beauté sulfureuse, elle parvint à séduire la Chine.

Notre héroïne n'est pas farouche, elle se définit même comme partageuse, elle n'aime rien tant que conquérir les esprits et les corps. Il se dit dans les milieux autorisés qu'elle est richissime et sa notoriété est si grande que plus un étudiant ne peut ignorer son pouvoir de séduction.

Elle est devenue l'ultime et seule référence de la Beauté.


Tina n'aime guère le peuple, la populace, les petites gens, les Lois sociales, les cotisations, les entraves à la vie économique, les États, les règlements, le fisc, les taxes et les contraintes. Elle adore l'étalage du luxe, de la richesse, le clinquant, les nouveaux riches, les paradis fiscaux, la corruption, le paraître, les médias, les mises en scène, le superficiel...

Elle est attirée par les anglo-saxons mais elle épouserait volontiers un Chinois, un Russe ou un Koweitien. Tina, n'a pas de nationalité, pas de morale, pas de sensibilité, pas d'états d'âme.

Son but : gagner toujours plus.

Son dogme : l'efficacité.

Sa démarche : sauter les obstacles en les achetant. Pour elle, tout est à vendre et sa fortune est illimitée.

Elle aime copuler avec ceux qui la combattent, ainsi capitaliste de naissance a t-elle frayé indistinctement avec la gauche, les socialistes, les écologistes, les catholiques, les musulmans, les Russes, les Saoudiens, les Chinois, les communistes, les extrémistes religieux.

Ses amants sitôt séduits sont pris dans une nasse dont ils ne parviennent jamais à se dépêtrer. Elle est la plus grande corruptrice du Monde : elle joue du ressort de la cupidité des Hommes comme une Vestale joue de son corps langoureux auprès de ses conquêtes.

Tina est omniprésente dans les écoles du monde ; jalouse, arrogante, et sûre d'elle-même, peu méfiante envers une concurrence qu'elle ne voit pas venir. La totalité des enseignants de tous les pays a été gagnée par son charme et sa volupté. La Presse, dans sa presque intégralité est à sa dévotion, les économistes et la plupart des journalistes se sont mués en troubadours et  hérauts de son dogme.

Elle aime les experts conformistes, sans imagination, êtres falots et médiocres qui trouvent leur maigre intérêt médiatique dans un monde aseptisé. La notoriété conduit à la richesse et Tina connait les faiblesses et la prétention inouïe de ses thuriféraires.

Tina est la reine du Monde.

Mais la coquine possède deux failles : la vieillesse et la maladie. Des chancres purulents apparaissent sur son corps et malgré les replâtrages, les médecins ne parviennent pas à réparer les outrages du temps et du mal. Des voix prudentes s'élèvent contre sa mainmise mais l'élite qui a tout à perdre de la destruction de l'image de son idole maintient coûte que coûte sa légende et sa pression.

Si notre égérie disparaissait, elle entraînerait l'élite mondialisée dans sa chute

Pour les oligarchies et les ploutocraties mondiales, il faut absolument sauver TINA...



TINA, vous l'avez bien compris, est l'abréviation de There Is No Alternative. C'est un dogme qui cherche à signifier qu'il n'existe aucune autre possibilité économique que le système dans lequel nous sommes plongés. Les grandes écoles, les universités comme les établissements professionnels, les médias, sont abreuvées par cette croyance qui semble devenue une véritable religion au sein de la population.

"Il n'existe pas d'alternative." disent-ils

Les apostats sont roulés dans la boue, moqués, ridiculisés par de petits économistes étroits et d'un conformisme niais. La plupart des médias sont fermés aux propositions originales.

Sauf Internet.

Brûlons sur l'autel de l'intelligence, du sens commun et de l'imagination cette hydre visqueuse et académique qui veut détruire notre espoir d'un monde plus juste, égalitaire et fraternel...




Amis lectrices et lecteurs, découvrez de nouveaux talents.

Je vous embrasse et à après !