mercredi 3 octobre 2012

Toi aussi, crée ton "think tank" ultra libéral pour résoudre le probléme des logements sociaux !

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Salut les gros loups, j'ai décidé, dans un délire dont je suis tristement coutumier, de me prendre pour Libéral 1er, roi du profit, empereur de la thune, duc de la rentabilité, comte du renard libéré dans le poulailler libre et adhérent provisoire à l'UMP, ce parti pourtant trop étatiste pour moi. J'attendrai patiemment que le FN veuille bien retourner à ses fondamentaux ultra-libéraux pour le rejoindre avec gourmandise.



Atlantico, le site des réacs sarkozystes se demandait avec sa finesse et sa délicatesse habituelle : "Et si pour résoudre la crise du logement, on supprimait tout simplement le logement social ?". On pourrait lui répondre, pas de problème, dans ce cas une solution plus simple, "supprimons la pauvreté, soit en exportant nos pauvres dans des pays où les salaires sont ridiculement bas soit en éradiquant la misère par des mesures économiques, mais ça, monsieur Libéral ne sait hélas pas faire !"



Récemment divers blogs ont alerté l'opinion sur les tentatives de certains députés de l'opposition de modifier par amendements la fameuse loi SRU sur le quota de 20% de logements sociaux obligatoires par commune.

le député Martial Saddler (UMP) déposa la proposition de décompter les lits d'hôpitaux, de prisons ou de gendarmerie dans les 20% de logements sociaux.


Aussi, fier de proposer des mesures encore plus cyniques, voici des idées destinées à remettre un peu de libéralisme dans ce monde de lapins angoras roses. Au diable l'humanité sirupeuse, dehors le socialisme égalitariste, adieu le collectivisme niveleur !



Place au libéralisme émancipateur, à la compétitivité virile, à la hiérarchie sociale, au respect des valeurs des élites ! À cheval, compagnons de l'aristocratie de l'argent, boutons ces gueux de gauche  à l'abri de notre regard et faisons en sorte qu'ils se terrent dans leurs ghettos insalubres !

Vivons pleinement notre réussite sociale et malheur aux ratés et aux minus, par Montjoie Sainte Thatcher !


Je propose donc en première mesure d'inclure dans les 20 % de logements sociaux, les cimetières. Quel endroit plus égalitaire que les nécropoles. Qui pourrait contester que nos anciens ne feraient pas partie de la communauté ?

Ensuite je suggère que les ponts sous lesquels vivent des individus soient placés sous la dénomination de "logements sociaux collectifs". Chaque logement délimité par des cloisons en carton serait comptabilisé et chacun devrait payer son écot au titre de la taxe d'habitation.
Je rappelle que nous autres libéraux, revendiquons ardemment que tout citoyen de ce pays, quelque soit son niveau social paye l'impôt pour comprendre que dans un pays capitaliste rien n'est gratuit ! Tout se paye, sacrebleu !



Il y a des grandes chances, dans ces conditions que la ville prestigieuse de Neuilly sur Seine  avec ses 2,5 % de HLM parvienne à se hisser, grâce à ses lits d'hôpitaux, places de prison, logements de fonction de la gendarmerie, crèches, cimetières et ponts, à un niveau de pourcentage plus gratifiant...

C'est ainsi que se termine ma brève contribution à la cause désespérée de nos libéraux hexagonaux dont les programmes politiques partent en quenouille aux yeux de l'opinion.

Nos fanatiques libéraux, sortes de stakhanovistes du libre marché, forcenés du capitalisme béat, grands inquisiteurs de l'argent roi et du tout payant sur Terre, Pierre Chappaz, Hashtable et l'Hérétique  peuvent se réjouir de compter parmi leurs ouailles des individus aussi créatifs que moi, crénom de Dieu !

Malgré ce renfort de poids, je crains que les Français n'aiment jamais le libéralisme pur : ce peuple, décidément, a trop de mal à comprendre que tout à un prix : trop rêveur, poète et égalitariste sûrement, et ça, monsieur Libéral n'aime pas du tout puisque son idéal à lui, c'est le fric, toujours le fric, rien que le fric !  
Et de cette valeur de l'argent, aucun auteur prestigieux n'a jamais pu en faire un poème...

 Si ce n'est pas la preuve absolue de  l'impasse et de la faillite  d'une idéologie...

À après, amis sincères.
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mardi 25 septembre 2012

Métaphysique animalière. Propos de basse-cour mais de haute tenue.

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Cet épisode banal s'est produit il y a quelques mois dans la montagne corse au lieu-dit photographié plus haut.

Une buse tournoyait inlassablement  en cercles concentriques au dessus d'un poulailler. Elle devait avoir l'estomac dans les ergots vu l’acharnement de ses agissements et la patience dont elle faisait preuve.

http://letrainebuisson.blogspot.fr/2007_11_01_archive.html

Je descendis auprès des poules qui vaquaient à leurs occupations et m'assis sur un muret pour éviter quelques meurtres en série.
Cette satanée buse, avec un aplomb qui frisait l'insolence continua pourtant son manège malsain...

Bien que faisant partie d'une espèce protégée, la buse corse reste prudente grâce à un atavisme insulaire qui pourrait surprendre plus d'un rapace continental, en survolant sagement ses proies à une altitude extrêmement respectable, au delà d'une portée de fusil.

Bref. Pardonnez mes digressions vaseuses mais j'en viens au sujet principal.

Tandis que je conversai avec la volaille, qui, tout en picorant et en grattant la terre à la recherche d'un vermisseau, ne perdait pas une miette de mes paroles, un merle bien dodu, une espèce protégée qui finit fréquemment en succulent pâté vint se percher sur mon épaule gauche.

Étant un individu frustre et peu cultivé, j'ai toujours eu la conviction que tous les êtres vivants, végétaux compris, de notre planète, de par une génétique presque commune, se comprenaient forcément, même s'ils ne parlaient pas le même langage.

Et là en tant qu'humain rempli d'une suffisance abjecte, d'une arrogance irrespectueuse et d'une bouffissure méprisable, je me moquai de ces gallinacés dont j'avais appris que les ancêtres étaient ces fameux dinosaures qui avaient dominé le monde sans partage pendant la bagatelle d'environ 165 millions d'années.

- Regardez vous, misérables cocottes, me moquai-je,  filles et cousines des pires prédateurs qui ont écumé notre terre. Observez ce que vous êtes devenues : de petites machines biologiques, élevées en batterie pour nourrir une humanité dont les ancêtres rampaient sous terre et se cachaient devant la puissance inouïe et la sauvagerie effrayante de vos aïeux.

- L'homme : quelle merveille ! Ajoutai-je, béat.

Le merle se mit à siffloter et ô miracle, je compris tout ce qu'il affirma.

- Pauvre fat ! Me lança l'oiseau  noir. Certes, nous avons dominé la terre pendant des millions d'années et si cette maudite météorite n'avait pas ravagé la Terre il y a 65 millions d'années, c'est vous qui seriez à notre place dans cet élevage ! Nul doute que notre civilisation serait alors infiniment supérieure à la vôtre !

Ces paroles me révoltèrent. "Mais l'Homme est l'accomplissement réussi de toutes les forces du cosmos", déclarai-je sottement, "il a inventé les mathématiques, la philosophie, la poésie,  la science... Dieu."

- Crois moi Cui cui, vous n'êtes qu'une espèce temporaire qui se détruira par cupidité et stupidité. Jamais vous ne régnerez aussi longtemps sur la planète que nos aïeux les dinosaures ! Peut-être dans quelques milliers de siècles, votre race terminera t-elle sa carrière comme la nôtre, élevée en batterie pour nourrir quelqu'insecte géant qui vous aura supplanté...
Il reprit.
Dans ce monde qui nous dépasse, toute espèce ou civilisation est sujette à la décadence et à l'avènement d'une nouvelle race ou organisation qui la remplacera.
Quant à imaginer que grâce à vos facultés intellectuelles, votre espèce perdurera, c'est méconnaître les lois de la nature et de l'univers qui privilégient la violence, les retournements de situation, les catastrophes écologiques, les maladies et virus, la brutalité et la cruauté ! Et si vos dieux existaient, nous autres créatures de l'univers, le saurions puisque nous sommes faits de la même pâte !



Ivre de fureur, d'un geste rapide je saisis ce merle gras bien trop pédant et sentencieux, puis à l'aide de ma main gauche je lui tordis le cou. Son trépas fut instantané. Je le remontai à la maison pour le faire rôtir dans la cheminée. 

En quittant le poulailler, j'entendis des gloussements caquetants de la part de ces poules irrévérencieuses que je pris à juste raison pour des quolibets et des sarcasmes. 

En signe de dépit, j'ai levé la tête, apostrophant la buse, lui souhaitant bon appétit !

Je ne sus pourquoi mais la nuit suivante fut parsemée de cauchemars monstrueux. Pourtant le lendemain, aucune poule ne manqua à l'appel.

Sur ces fadaises qui n'ont qu'un lointain rapport avec la politique politicienne, chers lectrices et lecteurs qui avez eu le courage d'arriver jusqu'à ces lignes, je vous donne rendez-vous pour plus tard si le fantôme du merle corse daigne me laisser en paix une nuit. Une nuit seulement.
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vendredi 21 septembre 2012

Sommes nous des rats de laboratoire ? OGM, un peu, beaucoup passionnément, à la folie ? Pas du tout !

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Malgré la dernière étude scientifique sur certains OGM qui demande confirmation, la consommation et la mise sur le marché de ces céréales génétiquement modifiées nous obligent à une certaine prudence. Je suis bien certain, que beaucoup de défenseurs des OGM, évitent discrètement, dans la mesure du possible de les proposer à leurs enfants. 


Il y a quelque temps, alors que j’étais parti jouer à l’agriculteur au fin fond de la Corse profonde et que je trayais tranquillement les chèvres, ces petites bêtes bien moins pacifiques qu’on l'imagine, mon regard tomba sur une étiquette verte isolée au milieu des sacs d’aliments pour bétail, dont les caractères d’imprimerie étaient inscrits en minuscules de chez " Minuscule "…
Intrigué, je parcourus le texte et là, mes enfants, je crus tomber raide mort quand j’y lus que dans le contenu de 25 kgs d’aliments destinés à l’alimentation de ces grandes chèvres poilues et typiques du terroir, fierté de l’agriculture séculaire de notre île, se trouvaient, tenez vous bien, 15 % de soja transgénique !
OUI ! 
Vous avez bien lu ! Ces animaux dont on vante la qualité du lait, l'excellence du fromage, étaient nourris grâce à une alimentation génétiquement modifiée, et ce, à l’insu du propriétaire qui avait négligé de lire l'étiquette détaillée (il y avait une notice pour 50 sacs de 25 kgs et encore fallait il la trouver !). Sous le coup de l’émotion, j’appelai un de mes amis, éleveur de moutons ardéchois qui me confirma que la plupart des palettes d'alimentation animale contenait environ de 15 à 30 % d’ OGM !

Et là , permettez de vous dire, mes amis, que j’ai beaucoup ri ! Vraiment.

Jaune. Comme la bile de mon foie. Un rire gros comme les tumeurs des rats nourris aux OGM.

Vous imaginez la situation dans un élevage industriel ? Saviez vous que la différence de prix entre l'aliment avec OGM et sans OGM est importante ?

Quand je pense que les écolos de tous bords et certains citoyens regardants hurlent quand, dans des biscuits ou les produits finis, on trouve plus de 0,9 % d’OGM , alors qu’ils consomment à tout bout de champ de la viande, du lait, des fromages, du beurre, des œufs, confits aux céréales génétiquement modifiées et bourrés d'antibiotiques, je me dis qu’on vit une époque formidable !

Pour une fois les végétariens, n'ont rien à nous envier...
Mesdames et messieurs, ne vous bousculez pas  pour visiter le parc enchanteur où les producteurs hypocrites succèdent aux agriculteurs faux derches, où des marchands d'aliments pour bétail sans remords et sans honte font leur petit business, où des politiques de tous bords, incompétents, veules et corrompus par les lobbies, coincés par leurs impératifs électoralistes sont dépassés par les évènements, où les industriels de l’agroalimentaire avec leurs complices des  multinationales américaines, avides de fric visent le monopole des semences ; Tous unis par des intérêts convergents et peu avouables, font semblant de pratiquer un jeu tronqué d’avance  mais d’apparence démocratique qui leurre tous les pigeons transgéniques que nous sommes devenus !

À pleurer !

Quelques uns ne sont pas dupes. L’immense majorité des consommateurs moyens est incapable de distinguer un hêtre d’un chêne, une poule de six mois d’un coquelet forcé de 7 semaines, un camembert au lait cru d'un fromage pasteurisé rempli de pesticides… 

Certains arguent du fait que les membres de notre espèce vivent de plus en plus vieux. Certes, la génération précédente a profité de progrès importants mais qui peut m'assurer que leurs descendants bénéficieront d'une longévité équivalente ? On observe déjà les prémices d'un retournement. Et puis dans quel état physique seront-ils à 65 ans ? 

Bref, mes chers petits mickeys, les idées de madame Duflot et Monsieur Bové n’y feront rien si nous continuons à nous faire tondre la laine sur le dos comme les moutons que nous sommes devenus. Alors que faire ?

Bêler, n’est sûrement pas la solution…

Rugir ? Oui... Mais pour rugir, il faudrait être des lions… C'est malheureusement une espèce en voie de disparition qui mange comme nous de la viande transgénique bourrée d'antibiotiques et de pesticides.


Alors que faire ? Je ne vois qu'une seule solution : remettre son destin entre les mains d'un grand savant comme Claude Allègre, une sommité incontestable, scientifique productiviste autoproclamé, promoteur des avantages du progrès, de la croissance éternelle, du nucléaire, de l'amiante, du gaz de schiste, des OGM, des pesticides et des bienfaits d'un réchauffement climatique salutaire. Avec des penseurs français d'une telle envergure, l'avenir s'annonce radieux.

Le règne des dinosaures, espèce soit-disant stupide dotée d'un cerveau minuscule, a duré 165 millions d'années, Il nous reste 162 millions d'années à tenir pour égaler cette  performance, équipés que nous sommes d'un cerveau conséquent.
Cependant il me reste quelques doutes... 
Pas vous ?

Adieu mes fidèles amis de tous bords.  

Devant une perspective aussi sombre, je déclare solennellement à la poignée de lecteurs qui me reste : je pars me noyer.
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mercredi 19 septembre 2012

Bien salafiste ne profite jamais... Un peu d'humour dans un monde démentiel.

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Tandis que la France éternelle, selon de nombreux médias tremblotants et manipulateurs , était mise à sac par quelques cent cinquante supposés salafistes qui se demandaient eux-mêmes ce qu'ils faisaient aux Champs Élysées ;

Alors que quelques identitaires et autres nationalistes en carton pâte de chez Web & co hurlaient leur désapprobation devant une pseudo invasion qui les ravissait ;

Cercopithecus_lomamiensis_MaleP : une nouvelle espèce de singe découverte en RDC. Étonnamment humain...




 
Pendant que les dames Fourest et Genest, qu'on voit partout et à longueur de temps dans les médias pleuraient, chacune dans son coin, sa détestation de la religion musulmane qui n'en demandait pas tant ;

Au moment où le dandy Manuel Valls, Ministre de l'Intérieur prétendument socialiste, psalmodiait du Sarkozy dans le texte ;

Les Français se terraient dans leur chaumière.

Oui, mes amis, pendant que notre beau pays se retrouvait à feu et à sang, selon  la volaille gazouillante qui fait l'opinion sur internet, je vendais héroïquement, sur les marchés populaires, mes produits de merde au milieu des salafistes barbus et des gitans voleurs de poules.

Inutile de  vanter la bravoure dont je fis preuve mais tout juste si j'échappai miraculeusement aux tirs de kalachnikovs, aux viols en bandes organisées, aux attentats suicides, aux prières de rues, et autres exactions atroces dont la presse et l'extrême droite nous rebattent  les oreilles à longueur de journées.

J'étais pourtant en territoire prétendument hostile, peuplé de pauvres, de musulmans, d'assistés paresseux comme disent certains imbéciles qui ne connaissent pas le terrain.

Or doncques il s'est trouvé, chers potes, que dans mes banlieues pourries, je n'ai pu observer le moindre signe de tension.

Rien. Nib de nib. Que dalle.

Mais alors, que baragouinaient la Presse et Internet ?

Des conneries. Comme trop souvent. Transposant le Caire à Paris, Benghazi à Argenteuil, Peschawar à Montfermeil.

La rumeur, twitter, les journalistes nous rendent raides dingues : j'ai parfois l'impression qu'une partie non négligeable de nos leaders d'opinion (de gauche comme de droite) souhaite que les musulmans se rebiffent pour leur rentrer dedans.
Je le sens venir. Gros comme un camion de pompiers, sirène hurlante.

Les provocations ne sont pas toujours l'apanage des salafistes, par ailleurs ultra minoritaires et souvent assez ridicules dans notre pays.

Les amis, regardez autour de vous, faites la part des choses et ne vous laissez surtout pas embobiner par cette Presse de merde qui cherche à faire du musulman, au travers des rodomontades de quelques exaltés en mal de reconnaissance, l'ennemi juré de la société.

"Bien salafiste ne profite jamais." Sauf peut-être à ceux qui souhaitent nous exciter avec des vétilles pour nous la mettre socialement bien au fond.

Ainsi soit-il !

Sans être particulièrement mauvaise langue, rappelons tout de même, au père Noël qui est descendu  du ciel le 7 mai dernier, que l'adversaire le plus coriace est la "finance" : c'est même lui qui nous l'a seriné avec des trémolos dans la voix. On attend toujours les actes avec une impatience non dissimulée...

Je vous embrasse toutes et tous, autant que vous êtes..

À après.
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jeudi 30 août 2012

Roger le Gaulois, le chien Manuel et le petit Romanichel.

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Ce texte de mauvais goût est à prendre au second degré,  cela va sans dire.

Mesdames et messieurs, permettez moi de me présenter : mon prénom est Roger, je suis un Français issu de 18 générations de pure race, j'ai 54 ans. Je pèse 97 kgs, mesure 1m 79 et suis apolitique.

Je suis hélas veuf, ma femme Germaine m'a quitté suite à une grave maladie de foie. La faute à ces satanés sulfites et non comme le clament certaines mauvaises langues d'un trop plein d'alcool. Le destin ne m'ayant pas épargné, mon fils a trépassé d'une indigestion alimentaire due à l'absorption malheureuse d'amanites phalloïdes et non pas d'une overdose de champignons hallucinogènes comme le prétendent méchamment les voisins.

Bref. Depuis dix ans, je vis seul avec mon bouledogue anglais, Kiki, que j'ai successivement appelé KikiHortefeux, puis KikiGuéant. Je l'ai rebaptisé récemment KikiValls parce qu'il le vaut bien.

Kiki Valls

Je ne fais pas de politique - comme la plupart des Français - et il m'arrive aussi bien de voter à gauche qu'à droite. Pas à l'extrême gauche, faut quand même pas déconner, merde !

Je ne sais s'il s'agit d'une coïncidence mais j'ai toujours désigné le bon candidat. Et ce, à un tel point que la pauvre Germaine, admirative, me surnommait "Opinion way of life". J'en suis encore rempli d'émotion.

En 2007 j'avais voté Sarkozy afin qu'il remette de l'ordre dans le pays mais aussi pour célébrer les valeurs du travail dignes de l'époque bénie de feu Pompidou. 
J'avais vite compris combien il nous avait embrumé : à la fin de son mandat, quand il rencontrait des citoyens ordinaires, il fallait qu'il se vante systématiquement de la beauté de son mannequin d'épouse et de sa proximité avec les maîtres du monde. 
Ce président se l'est toujours joué héros de sitcom comme s'il avait souffert d'un grave complexe d'infériorité.
Ce type avait 15 ans d'âge mental, une absence totale de recul sur lui-même et une maturité d'adolescent à peine pubère. Je l'ai zappé en 2012. Peut-être qu'en 2017, il aura mûri et sera devenu adulte.

J'ai voté Hollande. Un socialiste. Ce que j'aime chez les socialos, c'est qu'ils font une campagne tonitruante à gauche puis sitôt au pouvoir procèdent à des mesures de droite. Leur problème est qu'ils finissent par mécontenter les gens de droite qui ne les aimeront jamais et se mettent à dos leur propre électorat qui réclame des réformes de gauche. Du coup, ils finissent presque toujours en caleçon pour 15 ans minimum. Le pire est qu'ils s'étonnent !

La solitude et le veuvage me pesant, lors de chaque repas, j'ai pris l'habitude d'installer l'assiette de mon bouledogue à la place de celle de Germaine. Puis avec KikiValls nous regardons TF1 ou France 2. Kiki préfère Pujadas et moi Chazal...

En fait les seuls ministres que j'ai adoré sous le précédent quinquennat et celui-ci, sont ceux de l'Intérieur car ils maintiennent une  fermeté de bon aloi nécessaire à leur fonction. Valls m' a particulièrement surpris. En bien. En très bien même.

Catholique pratiquant, j'ai suivi à la lettre les oraisons du prêtre de ma paroisse. Ce dernier réclamait à ses ouailles une solidarité charitable pour les pauvres.

Sous Brice Hortefeux, j'avais adopté un petit Afghan qui s'est enfui comme un ingrat, pendant le règne de Claude Guéant, j'ai accueilli un enfant pakistanais dont je n'ai plus entendu parler du jour où je l'ai mis à la porte. 

Chers ami(e)s, si vous faites le bien ne vous attendez pas à de la reconnaissance ou à un quelconque retour ! Seules les bêtes vous rendent ce que vous leur donnez. Un chien comme KikiValls ne vous abandonnera jamais, lui !

Je viens de faire l'acquisition d'un jeune Rom : il couche et mange sur l'ancienne paillasse de Kiki. Il a l'air poli et sourit beaucoup. Ceci dit, KikiValls et moi sommes extrêmement vigilants quant à la bonne éducation et au respect des valeurs par le gamin. À la moindre incartade, nous serons intransigeants : l'expulsion plane sur sa tête à la moindre bêtise !

Il est un fait qui me choque terriblement : il faudrait d'ailleurs en glisser deux mots à messieurs Leclerc et Carrefour.
Comment se fait-il qu'on trouve dans les supermarchés des croquettes pour chats ou chiens mais aucun aliment pour les Roms et les pauvres en mini portions comme Unilever le propose ?

Avant-hier, j'ai rencontré madame Lucette. Elle m'a bien fait plaisir en avouant qu'un homme dévoué, généreux et bon comme moi faisait honneur à la gauche sociale.

Oui, je suis fier d'être socialiste.

Ami(e)s, vous ne le croirez peut-être pas mais j'ai écrasé une larme et KikiValls a jappé d'émotion ! 

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lundi 27 août 2012

Le peuple, les élites, la peur, les médias et cætera...

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Pour égayer une fin de mois d'août 2012 un peu morose, voici une devinette subtile destinée à mes rares visiteurs. Les plus sagaces apprécieront...

959890929.jpgQui a peur de se faire arnaquer, peur des inconnus, peur de se faire remarquer, peur des étrangers, peur de la police, peur de protester, peur de son patron, peur de ses collègues, peur du licenciement, peur de l’accident, peur des pédophiles, peur de ne pouvoir rembourser l’emprunt qu’il a contracté, peur de la mort, peur de la souffrance, peur des insomnies, peur de la peur ?

Qui a peur de se battre, peur des roms, peur du lundi, peur des disputes, peur des OGM, peur de contester l’ordre public, peur d’être fiché, peur de vieillir, peur des jeunes, peur des immigrés, peur d’être envahi, peur des sans papier, peur d’insulter, peur d’être insulté, peur des banlieues, peur de la drogue, peur de tout ceux qui n’ont pas les mêmes opinions qu’eux, peur d’exprimer leurs opinions politiques, peur d'être un acteur de faits divers dont il est pourtant friand ?

 Qui a peur de l’extrême droite, peur de l’extrême gauche, peur des communistes, peur des anars, peur pour leurs enfants, peur de leurs enfants, peur pour leurs vieux, peur de leurs vieux, peur pour leur santé, peur des manifs, peur des grèves, peur des embouteillages, peur des radars, peur des contrôles d'alcoolémie, peur des gendarmes, peur de l'armée, peur de ne pouvoir joindre les deux bouts, peur d’une catastrophe nucléaire, peur des banquiers, peur de la crise ?

Qui a peur de l’Iran, peur de l’Afghanistan, peur de l'Islam, peur des intégristes, peur des Américains, peur de l’Europe, peur de l'Allemagne, peur de la Russie, peur de l’Afrique, peur de la Chine, peur des Corses, peur des Basques, peur des chiens, peur de la mondialisation, peur de tout, peur du désordre et surtout peur de l’avenir ? 

Je ne doute pas un instant que vous ayez séché sur l'appartenance de ce "qui" si peu mystérieux : il s'agit tout simplement de nous autres, franchouillards moyens, bien sûr…

La Presse, et tous les médias français par sondages interposés d’évoquer à tous moments ces peurs souvent irrationnelles et de les conforter, de les cajoler, de les entretenir, d’en créer de nouvelles, de caresser nos concitoyens dans le sens du poil pour les féliciter d'avoir peur de tout et soit de s’en remettre à un surhomme quelconque, avant-hier il s'agissait de grand-papa Chirac, immense branleur devant l'Éternel, hier c’était Sarkozy l'agité éolien, aujourd'hui c'est le tonton ordinaire Hollande et demain qui sera l'heureux élu dont les dents rayeront le parquet ? Soit, pire encore, de nous pousser à  faire confiance à une élite oligarchique bienveillante et fort intéressée pour nous protéger toujours plus contre tout ce qui nous entoure, nous menace et nous  est forcément hostile ! Ce qui nous paralyse les dynamise.

"Le changement c'est maintenant" claironnait l'autre pour amadouer les électeurs. Fichtre ! Quand on parcourt les programmes des médias pour les mois à venir, on découvre toujours les mêmes commentateurs libéraux conformistes, experts laudateurs d'un système mortifère, et autres chroniqueurs réactionnaires habituels, bref une information complètement déséquilibrée comme auparavant.

Si c'est ça son changement, c'est navrant.  

Dans le monde des médias, plus ça change, plus c'est pareil. Plus les forces politiques changent, plus les organes d'informations privés et publics maintiennent leur étau idéologique serré.

On retrouvera pour la saison prochaine, les mêmes émissions redondantes, experts triés sur le volet, économistes creux,  journalistes académiques, éditorialistes sans imagination, tous défenseurs immuables et opiniâtres du système, du marché et des valeurs du libéralisme à l'exclusion de tout opposant véritable doté d'idées originales.

Gageons que les places doivent être bonnes et les rations de soupe copieuses... Difficile de partager dans ces conditions.

Et surtout qu'on cesse de nous parler, une bonne fois pour toute,  de pluralité ! À moins que le parti socialiste ait le courage d'imposer une liberté de ton salutaire et libératrice qui n'existe plus depuis belle lurette dans le paysage audiovisuel français, mais le souhaite t-il ?

Que François Hollande ne se fasse pas d'illusions : il sera probablement jugé en partie sur cet aspect fondamental.


151883413.jpgQuel est donc le but de ces médias ? Faire de nous un peuple de brebis tremblantes ? D'individus décérébrés ? D'amateurs niais de spectacles et de jeux ? Une nation de trouillards ? Une tribu de lâches pour mieux nous tenir ?

Nous transformer en une peuplade conformiste, veule prête à renier ses libertés et son indépendance pour plus de sécurité, de confort et de quiétude ?


Où est donc passé ce peuple frondeur et insolent qui a inauguré une des plus grosses révolutions politiques de tous les temps et qui n'a cessé de se rebeller à travers les siècles ?

Franchement, nous sommes en droit de nous le demander…

Ami(e)s, à très bientôt si la providence daigne épargner les rares  neurones qui me restent.

En tout cas, reconnaissez, chers tous, que je suis parvenu à vaincre ma peur de raconter des conneries, ce qui représente déjà une petite performance pour un quidam qui n'a pas pris de vacances.

Et, pour les quelques originaux décadents qui réussissent à me lire sans décrocher au bout de trois lignes, je dis : ne vous inquiétez pas, ce blog perdurera !

Pour le pire.
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mercredi 13 juin 2012

Le machisme gaucho n'est pas mort : il bande encore mollement !

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Ami(e)s gauchistes et droitiers,

Depuis la pseudo affaire du tweet de Mme Trierweiler dont l'énormité du retentissement médiatique me laisse pantois, on assiste à un festival de réflexions dignes de la mentalité des contemporains de Jules Ferry qui me font hurler de rage !



Oui.

Parfaitement.

Sous prétexte qu'une meuf, épouse ou compagne un homme public, devrait selon les canons des arriérés du 21ème siècle,  se taire  et devenir une sorte de potiche !

Les femmes de ministres doivent fermer leur gueule... Même si elles sont brillantes dans leurs spécialités.

Après l'aphorisme particulièrement  con du pauvre Chevènement : "un ministre, ça doit fermer sa gueule ou démissionner", on obtient aujourd'hui la nouvelle doxa issue du 15ème siècle : "une femme d'homme public doit se taire et continuer à faire le ménage à la maison ! ".

Ouais ! Et il se trouve des femmes pour défendre ce point de vue...

Misère de misère.

Et la majorité de ces imbéciles de journaleux de s'engouffrer dans la brèche.

Parce que Mesdames et Messieurs les journalistes, une compagne d'homme public n'est plus un être humain, vous l'avez bien compris, c'est un objet silencieux qu'on exhibe pour se valoriser quand il est beau et qu'on cache quand il est moche ; dans ce cas, il s'occupe de la maison.

Parce que la femme d'un homme politique ne doit plus exprimer aucun sentiment, aucune parole, elle doit se comporter comme un zombie muet, surtout pas comme une citoyenne lambda.

La femme de politique est devenue un caniche de luxe, un chihuahua médaillé qu'on punit s'il aboie.

Pauvre société du 21ème siècle, incapable de laisser s'exprimer des femmes intelligentes !

Qu'attend-on pour acheter des colliers et des laisses à Audrey Pulvar, Valérie Trierweiler, Béatrice Schönberg et d'autres.

Comme si une femme n'avait pas d'âme et devait épouser obligatoirement les idées de son compagnon.
Comme si une compagne devait se taire pour obéir à son époux.
 Comme si une conjointe devait liquider sa carrière au bénéfice de son concubin.
Comme si l'amante de l'homme public devait avoir la langue coupée.
Comme si la femme était ravalée au niveau de l'animal de compagnie.
Comme si la tendre amie d'un politique devait devenir la poupée gonflable tendance 21ème siècle.

Comme le proclament certains rétrogrades de droite, le comportement de la femme n'est régi que par la passion, les pulsions, elle est l'incarnation du diable.

Et, cerise sur le gâteau certains gauchos de surenchérir !

 Dans quel monde vit-on ?

La femme est un ventre. "Dieu n'aurait jamais dû donner la parole aux congénères des sorcières" aurait rajouté feu Monseigneur Lefebvre.

Horreur et désespoir. L'homme est un loup pour ses louves.
 
Et puis c'est tout !


À après.
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Après une longue période de jeûne, je salue tous ceux qui m'ont gentiment liés. 
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jeudi 10 mai 2012

La patrie est en danger, gémissent-ils...

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Les amis, 

si je me fais si rare en ces temps de guéguerre civile pour as du clavier, nationalistes décomplexés et anti révolutionnaires allergiques à tout ce qui se trouve à gauche du MODEM, c'est que je passe mon temps à rire à gorge déployée devant nos matamores ultra droitiers qui voient en l'élection d'un petit social démocrate couleur rose bonbon, les prémisses de l'envahissement de notre beau pays par les "hordes d'étrangers" qui veulent culbuter nos merveilleuses traditions chrétiennes pour imposer une féroce charia.



Rien qu'en rédigeant la phrase précédente, mes yeux embués par des larmes de rire, m'empêchent de lire l'écran.

Bref.

La trouille de nos grands chefs de guerre de la droite nationaliste, orpheline de leur petit guide opportuniste qui se cassera  avec une innocence feinte pour faire du fric après avoir joyeusement assassiné la paix sociale et civile de notre beau pays. Malgré le soutien de leur nouvelle blonde égérie, désignée par papa et tenancière de la boutique pour 30 ans au moins, leur panique en dit long sur la confiance qu'ont nos héros patriotes en leurs valeurs !

Ces bouffons claquent des dents devant une gauche timide, à peine sortie de son cocon idéologique, toute émerveillée de se trouver majoritaire derrière un gentil monsieur, humble et peu vindicatif, terrorisés qu'ils sont par un brave toutou qu'ils prendraient pour un loup. Rions en cœur...

"Révoltons-nous pour défendre nos valeurs !" hurle ce sympathique réactionnaire. "Halte au mariage homosexuel !". Il est vrai que l'officialisation du mariage homosexuel est une mesure terrifiante pour l'univers entier, n'est-ce pas ? Grotesque. L'euthanasie ? Qui m'imposera le désir de vivre alors que je souhaite mourir ? Sûrement pas l'État ! Je veux rester seul maître de mon destin et j'emmerde toute loi qui entraverait ma volonté de disparaître.

Notre ami allant jusqu'à énoncer : "Ceci est une guerre culturelle désormais totale. Notre mission est de faire feu de tout bois, même avec la plus parfaite mauvaise foi si nécessaire car au final la vérité est absolue et elle est de notre côté."

Ainsi la vérité est de leur côté : les heureux hommes ! Il faut être bien jeune pour énoncer une telle incongruité !
"Qu'importe notre bonne foi", coupons des têtes et Dieu reconnaîtra les siens. on se croirait revenu aux temps de la Saint Barthélémy et des ligueurs, sinistre période, qui, avec l'épouvantable révocation de l'Édit de Nantes coûteront si cher à la France.

"Votons tous UMP au premier tour" vitupère cet autre réactionnaire qui  se targuait d'être un nationaliste pur et dur, loin des contingences du pouvoir et qui ne cessait de se moquer des partisans de Hollande au garde à vous derrière leur leader. 
Devenant un médiocre petit militant, groupie dévouée de J-F Copé, comme cette jolie petite jeune fille, membre de l'UMP à la Mutualité qui hurlait lors des résultats, haineuse, un "enculé" de bonne aloi à la majorité qui avait élu François Hollande. Rions joyeusement devant la dégringolade psychologique et la déliquescence doctrinale d'une droite paumée.

Pauvres réactionnaires déboussolés qui ne savent pas encore qu'ils ont perdu depuis belle lurette la bataille idéologique amenée dans les wagons d'un libertarisme économique que ces crétins nationalistes défendent pourtant becs et ongles.

Amis réacs, croyez-moi, votre combat est vain, que vous le vouliez ou non, le pays se métisse, les mariages mixtes se multiplient, les mœurs évoluent : votre seule chance de survie est de vous allier avec les courants de vos cousins réactionnaires musulmans car, dans une certaine mesure, lepénistes, membres de la droite populaire, salafistes obtus, membres bornés des Tea Party américains,  juifs intégristes, vos buts principaux sont de combattre ce maudit modernisme qui ronge lentement mais sûrement vos idéologies du repliement sur soi et des traditions obscurantistes.

Tous ennemis de la libre pensée mais dont le rêve est de soumettre les peuples à des dogmes fous nés dans leur imagination d'un monde régi par les principes moraux ou religieux stricts voire inhumains.

Le monde avance et vous restez immobiles depuis une éternité. Vous êtes même probablement déjà morts et ce n'est pas la violence que vous tentez de faire resurgir qui vous ressuscitera.

Amis, à bientôt, si je survis aux conséquences de cette diatribe humoristique.
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mercredi 2 mai 2012

Spectacle et réceptacle...

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Salut les aminches !

Parce qu'il faut bien - mu  par quelque force obscure et maléfique - me remettre à ce putain de blog et parce que j'ai abominé durant  toute cette campagne présidentielle, la conception politique d'une 5ème république qui ressemble par ses confrontations sauvages et simplistes à un grand crochet médiatique dans lequel celui qui sort vainqueur ne doit pas grand chose à son talent mais à une impression subliminale dictée par des organismes de propagande qui le soutiennent.


Evi-clown by Nebezial



Parce que dans mes petits marchés, j'ai l'habitude d'observer les techniques de camelots qui sont capables de vous vendre des objets dont vous n'avez pas le moindre besoin, à l'aide de mots et de silences bien placés, glissés au bon moment et grâce à un panurgisme utilisé à bon escient.

Parce que le baratin ne fait pas l'homme politique efficace et que les bonimenteurs, les menteurs entrainent la politique dans les abysses de la déconsidération démocratique.

Parce que de pseudos débats ne favorisent que les grands "diseux" au détriment des "faiseux".

Parce que notre univers médiatique n'est qu'un réceptacle de mots creux et d'histoires plus ou moins romancées qui n'engagent que des électeurs naïfs ou déjà convaincus.

Parce que je demeure persuadé que d'immenses écrivains, s'ils avaient dû passer sous les fourches caudines des journalistes ou autres experts en communication n'auraient probablement jamais connu un succès mérité, ce qui tendrait à prouver que la superficialité orchestrée, de nos jours, a supplanté le talent.

Parce que la parole a pris le pas sur l'action, le paraître sur l'être, le semblant sur le réel,  la boursouflure sur l'humilité, la vanité sur le doute, la forfanterie sur la modestie, le mensonge sur la vérité, le fanatisme sur la raison, le vide sur l'épaisseur.

Parce que j'en ai marre qu'un seul homme représente des millions de citoyens aux intérêts divers et variés en les montant les uns contre les autres.

Pour toutes ces raisons, je ne regarderai pas le débat de ce soir car j'ai mieux à faire que compter d'hypothétiques points qui seront, dès demain, décernés par des officines de sondages manipulées par le pouvoir actuel pour le faire gagner à tout prix.

Ami(e)s de Cui cui, j'espère que vous voudrez bien excuser ce festival de rentrée consacré à tant de poncifs et de prétention

Fasse le ciel et la providence, que nous soyons rapidement débarrassés des diviseurs, jaloux et haineux qui polluent ce pays depuis 5 ans et qu'en place d'un vain ministère de l'identité nationale, nous héritions d'un vrai ministère de réconciliation nationale.

Je vous embrasse.
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