vendredi 10 septembre 2010

Le plaidoyer musclé d'un patron pour une vraie presse libérale. Gag à prendre au sérieux.

À l'occasion de la publication d'un nouveau plan de remise en cause des aides à la presse, j'ai remis au goût du jour ce pastiche qui ne fera pas rire tout le monde... *







Monsieur Serge Lassault lance un vibrant appel pour que les patrons de la presse libérale refusent des subventions d'essence collectiviste

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Photo et décors choisis par Étienne Courgeotte, rédacteur en Chef.
Assisté par Messieurs Yves Tétard, Ivan Roufiol, Michou Brézé et Yves de Keldrol.
Interview menée par Étienne Courgeotte.

É.C : Mes respects, Monsieur le Président Serge Lassault, vous avez donc décidé de refuser les subventions de l'État versées pour l'aide à la presse quotidienne ainsi que pour les sites Web qui dépendent de votre groupe "par conviction libérale" dîtes vous, pourriez vous expliciter vos propos ?

S.L : En effet ! Figurez vous qu'hier matin, tandis que mon barbier, me rasait, et ma manucure soignait mes mains, une brutale illumination spirituelle a éclairé mon cerveau. Mais bon Dieu, me suis je dit, nous, patrons de presse, apôtres radicaux de l'économie de marché, avons l'estomac de recevoir des subsides d'un État omniprésent alors que nous n'avons de cesse de combattre par tous nos moyens de propagande le collectivisme rampant qui pourrit notre pays ! Cette évidence m'a sauté aux yeux !

É.C : Et pourtant, Monsieur le Président directeur général, cette situation dure depuis la libération. Ce sont des sommes considérables qui ont aidé la presse à survivre. Peut-être que nous autres journalistes sommes là grâce à ces subventions...

S.L : Je conçois cette situation car, en temps que marchand d'armes, je sais combien l'argent n'a pas d'odeur. Toutefois dans un geste d'émancipation unique dans l'histoire du capitalisme français, j'ai décidé de refuser ces sommes qui pervertissent notre combat pour la libre entreprise, la mondialisation, la concurrence assumée, la loi du marché ! Se tournant vers les journalistes. Et vous Messieurs me suivrez vous ?

Les journalistes : Oh oui Monsieur le Directeur ! Oh oui ! Les échines sont courbés, les regards torves, les sourires forcés.

É.C : Mais cette mesure - euh - révolutionnaire si j'ose m'exprimer ainsi, même si je déteste ce terme, ne risque t-elle pas de désorganiser nos - euh - services ?

S.L : Bien entendu, dans un premier temps, certains sacrifices devront être consentis par nos braves journalistes ici présents mais je ne doute pas que pour faire triompher leurs idées libérales, ils ne consentent point à donner l'exemple ! S'adressant à eux. N'est ce pas mes chers amis ?

Les journalistes : Mollement. Euh mouais, Monsieur le Président Directeur Général. oui... Oui...

S.L : Dans un premier temps, il nous faudra comprimer fortement la masse salariale pour rester compétitif...
On entend un choc. Ivan Roufiol et Yves Tétard viennent de perdre connaissance. La sécurité s'efforce de les faire revenir à eux. L'interview continue. Les masques sont hagards et la sueur coule comme un torrent sur tous les visages...

S.L : J'envisage également de porter le prix du quotidien à 3,60 €. Et pour la promotion, de joindre les oeuvres complètes d'André Glucksmann en CD avec peut-être en prime le DVD d'un film de Rohmer ? Qu'en pensez vous, Étienne ?

É.C : La voix blanche, le rédacteur en chef avale une pillule et engloutit un verre d'eau en tremblotant. Très bien, Monsieur le Président...

S.L : Vous rendez vous compte mes chers journalistes, pour la première fois dans ce pays, NOUS, les missionnaires du libre marché, allons prouver que l'instauration d'une véritable société capitaliste est viable. Vous, mes amis qui chantiez dans vos articles les psaumes de la libre entreprise et stigmatisiez les ravages du bolchevisme, allez pouvoir enfin vivre le bonheur de joindre vos actes à vos paroles ! Tels des pèlerins du 21ème siècle, nous montrerons la joie de propager nos idées à l'assaut d'un pays de paresseux et d'assistés. Un silence. Se tournant vers la porte de gauche, Serge Lassault appelle un mystérieux inconnu. Monsieur Piao Lin, s'il vous plait ! Un jeune asiatique apparaît souriant. Messieurs, permettez moi de vous présenter votre futur rédacteur en chef adjoint, Monsieur Piao Lin qui a accepté pour 1200 € mensuels de prendre la responsabilité du journal.

Un vacarme assourdissant se fit entendre, les corps sans vie de journalistes, secoués par l'émotion s'écroulèrent. Ce jour là on compta au sein de la rédaction du Jivaro, pas moins de 3 morts. Deux journalistes se retrouvèrent en réanimation.

La tempête médiatique soulevée se révéla non moins dévastatrice : une manifestation de patrons de presse ; avec Monsieur Arnaud Lagardère à sa tête, à laquelle se joignirent les PDG des grands groupes automobiles français et une délégation du MEDEF ; défila devant l'Assemblée Nationale en réclamant le maintien des subventions publiques.

La morale de cette histoire ? Gare au loup ! Attention aux coups de rabots  destinés à maximiser les profits au sein de la presse. Gaffe à l'intrusion ouverte du politique dans la gestion des journaux...

Gentils lecteurs, que la providence vous garde !

Je me permets à l'occasion de ce billet de vous conseiller 2 blogs, Donjipez, journaliste qui m'a inspiré l'idée de ce billet et l'excellentissime TGB rue-affre, pétri d'imagination et de talent, qui se révèle souvent comme un modèle de créativité.


Amis, à après... Bon week end.

* Toute ressemblance avec des titres de presse ou des personnages connus ne serait que le résultat hasardeux d'une pure coïncidence.

mercredi 8 septembre 2010

Quand papy Rocard fait dans la sénescence.

 Une déclaration de ce pauvre Michel Rocard devant les membres du MEDEF m'a littéralement anéanti.

 Charles de Gaulle confiait sa peur de prendre de l'âge à cause de tous les aléas qui en découlaient. "La vieillesse est un naufrage" écrivait-il dans ses mémoire à propos de l'attitude d'un Pétain affaibli, en 1940...

Le général était d'autant plus visionnaire et lucide qu'il n'avait pas encore eu le loisir d'observer le degré de sénescence de Michel Rocard, renégat et imposteur de gauche, passé avec armes et bagages dans le camp adverse le plus réactionnaire.


Décidément, mes amis, les socialistes ou sociaux démocrates européens vieillissent bien mal ! Après un Blair qui palpe 185.000 € par conférence auprès de grossiums du golfe ou de chefs d'entreprise désœuvrés. Un Schröder employé de luxe chez Gazprom, un Strauss-Kahn à la tête du FMI, un Lamy qui campe à l'OMC, on se demande bien ce que ces braves dirigeants de gauche vont trouver comme futurs emplois s'ils avaient la malchance de perdre les élections de 2012.

Je verrai bien Moscovici, comme maître d'hôtel chez Rothschild, Cambadélis, secrétaire particulier d'Arnault, Hollande conseiller fiscal à la Barclay's bank et Fabius, antiquaire ou expert dans l'évaluation des œuvres d'art - Ah, merde ! Il l'est déjà ? Tant pis.

Ces socialistes là ne me font pas bander...

Quant à Rocard... Je ne sais plus où le placer. Descente de lit de Carla Sarkozy ? Serpillère ? Sans être trop cruel, vu la manière dont il sucre des fraises et la difficulté qu'il éprouve à essayer d'endiguer les tremblements incoercibles de ses membres, je le mettrai bien dans un champ comme épouvantail.

Lectrices et lecteurs, si je me montre si méchant envers cet homme qui renie, jour après jour, toutes ses convictions, c'est parce que la fin de sa vie frise l'incohérence intellectuelle.

Pourtant créateur éclairé du RMI, sauveur d'une situation explosive en Nouvelle Calédonie, notre homme ; ancien théoricien du PSU, groupuscule très à gauche d'une époque révolue, partisan déterminé des luttes pour l'auto-gestion à l'intérieur des entreprises ; ose collaborer avec le MEDEF. Le patronat français étant le plus sectaire et le plus idéologiquement éloigné des combats d'un homme qui se revendique de gauche.


 Prétendre que :
"seuls les patrons auraient la connaissance suffisante du monde extérieur pour inspirer de leur expérience les autorités politiques"
est une galéjade de mauvais goût, une connerie de plus, édictée sentencieusement devant un auditoire aux anges qui n'en demandait pas tant !

Michel Rocard, vous nous faites honte !

Votre exemple montre combien, la notoriété, les ors et les honneurs du pouvoir ont pervertis tous les idéaux dont beaucoup d'entre nous étaient pétris. Vous êtes devenus le pauvre fanfaron, héraut tremblotant et s'exprimant par borborygmes, d'une ploutocratie rétrograde triomphante. Peut-on exclusivement mettre ces revirements sur le compte de la sénilité ? Sûrement pas. L'idéologie libérale vous a contaminé, comme elle a fini par corrompre les 2/3 des cadres du parti socialiste, incapables de raisonner un peu hors des clous.



Vous pensez détenir la vérité en vous montrant réaliste. Vous n'avez plus d'idéal, plus de vision, vous êtes devenu un petit gestionnaire étriqué qui cherche à exister malgré le poids des ans alors que l'imagination qui faisait  votre originalité et votre créativité a disparu depuis longtemps.


Pourquoi la vieillesse incline t-elle tant aux reniements ?

Le président Nicolas Sarkozy, vous avait confié une mission pour devenir ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. Je crois que pour une fois, le chef de l'État a vu juste :  seuls les pingouins, les phoques et les ours blancs seraient susceptibles de vous prendre au sérieux...

À après !

lundi 6 septembre 2010

Éloge du savantissime Claude Allègre, l'hallucinant visionnaire du 21ème siècle.

C'en est assez !

Mes amis, il est de mon devoir de défendre, l'homme de science français que le monde entier nous envie : j'ai nommé l'inénarrable professeur Claude Allègre, un mammouth d'humilité, un astre solaire de capacités intellectuelles et un trou noir de la culture scientifique.

Bénéficiant de l'immense privilège d'être abonné à Médiapart,  j'ai lu attentivement un article de Jade Lindgaard  intitulé :  Pour Claude Allègre," le problème du climat se réglera tout seul."


Jeune et déjà un physique de génie universel !


Attaqué de toutes parts, cet homme illustre a pour seul tort, le fait d'avoir raison avant tout le monde !
La plèbe est ingrate et cruelle, c'est même à cela qu'on la reconnait...

Le populisme, que pourfendent de concert, intellectuels de gauche et élite de droite, main dans la main,secrètement unis pour sauvegarder les privilèges culturels dont ils se sentent indiscutablement les dépositaires, fait des ravages sur Internet. Les idées extravagantes de la populace gagnent sans cesse du terrain et il est plus que temps d'en finir avec ce terrorisme poujadiste.

Voulez vous savoir pourquoi cette phrase géniale qui restera gravée dans les annales de l'Humanité est si pertinente ?

La réponse est pourtant simple : parce que tôt ou tard, la Terre disparaîtra de l'Univers, que ce soit dans dix ans, un siècle ou dans 15 milliard d'années, sa fin est programmée.

Par conséquent, suivez le raisonnement d'une insoutenable subtilité émis par notre grand homme, comme il n'y aura plus de planète Terre, le problèmes de climat se réglera tout seul !

Capito ?

Mais notre génie a été beaucoup plus loin dans sa subtile réflexion : en admettant qu'il reste encore une planète Terre mais qu'elle soit débarrassée de ses êtres vivants disparus dans d'atroces convulsions, il y aura encore moins de problèmes puisque personne ne sera plus là pour supporter ces problèmes de climat !

CE QU'IL FALLAIT DÉMONTRER !

Élémentaire mes chers amis ! Quel personnage lumineux, cet Allègre !



Quoi qu'on fasse, à terme notre futur Nobel aura toujours raison !

Ça vous en bouche un coin, hein ? Bande de khmers verts ! Empêtrés du bulbe ! Décroissants surgelés ! Gazonneux maudits ! Écolos de pacotille !

Vous aimeriez disposer du dixième de l'intelligence de notre Docteur Claude, hein ? Hélas pour vous...


 Très peu de personnalités possèdent les capacités nécessaires pour s'exprimer devant les hautes instances du MEDEF, représentées par l'élite économique et financière de la Nation béate devant tant de superbe !

Vous vous voyez prôner les bienfaits de la diffusion des gaz à effet de serre, les avantages de la prolifération des centrales nucléaire, l'intérêt da la multiplication des rejets toxiques, le profit de l'aspersion des pesticides, le bonheur de favoriser l'abondance des OGM, le privilège des fumées d'usines sur nos bronches devant des gabarits intellectuels du calibre de Mesdames Bettencourt et Parisot, de Messieurs Serge Dassault, Lagardère, Seillères ? 

Et j'en oublie de beaucoup plus fûtés !

N'importe quel imbécile peu observer combien l'atmosphère des villes fleure bon l'air du grand large !

Alléluia ! La pollution est une bénédiction du progrès et Claude Allègre est son prophète !

Le fait que notre héros fusse de surcroît de gauche nous rend forcément euphoriques : ceux qui insinuent que les intellos de gauche sont de véritables boulets pour leur camp en sont pour leurs frais !

Il suffirait pourtant que notre expert mondial, Docteur honoris cosa nostra, soit attiré par les sirènes sarkozistes dont on connait la culture, le désintéressement et la compétence économique pour que les perspectives des présidentielles de 2012 basculent et que l'espoir change de camp.

Mon dieu, que les épisodes de la vie politique et culturelle de notre pays sont palpitants !


Je ne sais si vous saisissez la chance que vous avez de lire un analyste aussi perspicace que votre serviteur ? J'en doute...

Lectrices et Lecteurs, merci d'être restés jusqu'au digestif !

À après.



cui cui fit l'oiseau, intellophile à plomb.

vendredi 3 septembre 2010

Cocoricac fit le COQ 40, les bourses bien pleines, prêt à saillir la volaille déplumée !

Fichtre !

Pendant que nos braves gouvernants gémissent devant les affres d'une crise épouvantable qui s'abat sur le pauvre peuple dont ils ont la douloureuse charge.

Pendant que nous autres, pauvres citoyens, supportons jour après jour, le poids déraisonnable des tas de factures reçues lors de cette rentrée pénible ; je ne vous décris pas, mes chers amis à quel point mes notes d'électricité, de gaz, d'impôts et taxes locales, d'assurances et nourriture ont crû dans des proportions assez impressionnantes.

Pendant ce temps donc, disais-je, j'apprends avec une joie mal dissimulée, que les entreprises du CAC 40 ont presque doublé leur profit...


Enfin, me dis-je logiquement, sachant que les bénéfices des quarante premières capitalisations de la Bourse de Paris ont atteint la bagatelle de 41,6 milliards d'euros au premier semestre, soit une hausse de 86% sur un an, une petite participation de la part de ces heureuses entreprises ne peut que nous délester d'un poids un peu trop lourd à supporter pour nos  modestes budgets !

Et bien non, les amis ! On va continuer à raboter. Et croix de bois, croix de fer, si elle ment, elle va en enfer, la main sur le cœur qu'elle a bien accrochée, Madame Christine Lagarde, Ministre de l'économie et des Finances dont la seule véritable compétence consiste à remarquablement parler anglais et à passer pour une experte en économie aux yeux de l'Establisment mondial en raison de son don pour la langue de Shakespeare et de son conformisme qui cache de grosses lacunes, jure ses grands Dieux qu'on n'augmentera pas les impôts. Plus de 20 taxes nouvelles ont été créées depuis son intronisation et si elle était rémunérée au pro-rata  des conneries qu'elle a pu énoncer depuis le début de la crise, elle serait largement multi-milliardaire !

Mais bon ! Quant à faire participer les entreprises du CAC 40 à l'effort de la Nation, faudrait pas déconner, quand même ! Merde.


Tout ceci pour montrer que nous sommes gouvernés par une bande de conformistes zélés aux ordres de ceux qui détiennent les leviers économiques. Nos dirigeants politiques sont incapables de prendre le taureau par les cornes et de raisonner sans idéologie.

Ces gouvernants sont irrécupérables. Vissés dans leurs dogmes, soudés dans leurs certitudes, murés dans leur doctrine, il est désormais patent qu'ils ne changeront jamais d'opinion.

Alors que faire, bon sang, contre de tels murs ?

Fidèles lectrices et lecteurs, à après !

Vinceremu.


Cui cui, l'oiseau dont les canines commencent à pousser.

lundi 30 août 2010

C'est la rentrée : Éric Woerth vous présente sa nouvelle collection de casseroles.



Pastiche à faire mijoter à feu doux pour éviter de brûler la casserole.





Déclaration en exclusivité de Monsieur Éric Woerth au Jivaro : "certains sont droits dans leurs bottes, moi, je suis à l'aise dans mes casseroles."




Photo choisie par Étienne Courgeotte. 
Reportage exclusif de Yves Tétard , journaliste-chroniqueur d'élite de la section Dassault n° 1


Le Jivaro était présent à l'occasion de l'attribution du grand prix de la Casserole d'or décerné par le président de la République aux époux Woerth pour leur contribution, je cite, "à l'émergence de la vérité et de la  probité exceptionnelle dont ils ont fait preuve dans des situations particulièrement délicates". Le Chef de l'État ajoutant : " Ce couple est un exemple pour notre jeunesse, ces époux vertueux ont su montrer le chemin aux futures générations, au moment où des hordes de Roms et de citoyens d'origines étrangères tentent de déstabiliser les fondements de nos valeurs séculaires telles que l'obéissance à la hiérarchie, le travail, le mérite, la patrie, le respect du Chef et la confiance envers les élites de la Nation".

Sous les applaudissements de Madame Liliane Bettencourt, Messieurs Bernard Arnault, François Pinault, Martin Bouygues, Arnaud Lagardère, Vincent Bolloré, le Président a remis une casserole en guise de couronne et une marmite remplie d'enveloppes kraft dont le montant des liasses qu'elles contenaient ne nous a pas été communiqué.

Monsieur Éric Woerth, radieux, a remercié l'assistance et a rappelé à ce prestigieux public, qu'il maintiendrait quoiqu'il lui en coûte, sa dure mission qui consiste à faire admettre aux Français qu'ils vivent bien au-delà de leurs moyens et qu'ils doivent comprendre qu'il faut savoir se sacrifier, notamment au niveau des retraites, pour que la génération montante ne paye pas les erreurs de ses aînés.

Affirmant qu'il était personnellement prêt à montrer l'exemple, joignant le geste à la parole, le Ministre du travail a retiré au hasard  une enveloppe de la marmite et l'a offerte généreusement aux apprentis jockeys et lads de l'écurie de course de sa femme, Madame Florence Woerth.

Devant un geste aussi chevaleresque et social, l'assistance émue, a applaudi à tout rompre. J'ai personnellement aperçu Madame Bettencourt et Messieurs Arnault et Bouygues  sortir subrepticement un mouchoir Chanel ® en soie du Japon pour écraser une larme furtive.

Tous les journalistes présents se souviendront longtemps de la communion exceptionnelle et la splendide cohésion qui ont pu régner entre tous ceux qui comptent dans notre beau pays. Aussi soudés à cette occasion autour de notre président que lors du soir de la victoire de Monsieur Sarkozy au Fouquet's, notre élite a montré qu'à la place d'un portefeuille Lancel ® en cuir de chevreau de lait du Tibet à 5000 €, elle possédait un cœur énorme.

La France éternelle peut désormais dormir tranquille, protégée qu'elle est, par de si nobles prétoriens prêts à combattre ces meutes cruelles d'apatrides, de gauchistes et de soudards étrangers.

Yves Tétard pour Le Jivaro.


Que tous mes vœux de bonheur et de joie accompagnent mon pote Falcon et sa bienheureuse épouse qui a bien de la chance !

vendredi 27 août 2010

Droits de cités ou la naissance de ghettos indignes. [ partie 2/2 ]

Donc, on sentait en Seine Saint Denis, quand on habitait les groupes de tours ou les grandes barres une évolution sensible du niveau social des locataires. Les Français moyens, quittant des locaux qui ne leur convenaient plus, remplacés dans les années 1980 par des gens beaucoup plus modestes, travailleurs africains et du Maghreb (du Mali, en ce qui concernait Montreuil).

À cette période, je n'ai jamais entendu de récriminations, la coexistence entre toutes les classes sociales et les origines se passant plutôt bien dans une atmosphère de tolérance et de respect mutuel. Les cités que j'ai connues n'avaient strictement rien à voir avec les ghettos de maintenant. La mixité sociale qui régnait garantissait, à mon sens, une cohésion que je n'ai plus jamais observée.

Et puis vinrent deux évènements qui firent basculer cette relative paix civile.

1) Le chômage : les pères de familles perdirent peu à peu leurs emplois, leurs enfants n'en trouvèrent plus entraînant une concentration de la pauvreté sur laquelle je reviendrai. On ne répètera JAMAIS assez qu'en Seine Saint Denis, le chômage, la misère sociale et les lacunes de l'enseignement scolaire sont les principaux ferments d'une situation sociale désastreuse !

Selon moi, l'origine étrangère et la religion n'ont pas grand chose à voir avec les rares troubles occasionnés. Je vous garantis, que des citoyens moyens, comme vous ; vivant dans les mêmes conditions de précarité, avec les mêmes absences de perspectives, sans cesse contrôlés par des flics, dans un cadre extérieur lugubre, confinés dans des espaces où les parties communes sont en ruines alors que les logements sont coquets  ; pèteront immanquablement les plombs !

2) la ghettoïsation : de plus en plus rapidement, ces cités devinrent des sortes de réceptacles pour les plus humbles. Sans travail pour beaucoup, Parlant mal le Français pour d'autres. Certains jeunes s'essayant à divers trafic pour se payer ce que la société de consommation leur faisait miroiter. Les parents, dépassés, finissaient parfois par dépendre matériellement de leurs enfants, ce qui introduisait de leur part une certaine soumission. L'insécurité qui en découla faisant fuir les derniers habitants originels. L'entretien des immeubles fut ainsi complètement abandonné.

Ainsi, en est on arrivé, à cause de l'irresponsabilité complète des autorités et des municipalités,  laissant s'établir ces lieux de concentration de la pauvreté qui conduisent fatalement à une certaine violence, à l'explosion des communautarismes, à l'impossibilité de se sortir socialement du carcan de l'échec scolaire et enfin à un repliement sur soi, facteur d'inégalités et de stagnation.

Tout ceci pour montrer que l'établissement d'une politique sécuritaire et répressive à courte vue en temps que solutions aux problèmes des banlieues est une absurdité totale. La solution se trouvant dans la résorption du chômage, un solide suivi scolaire et surtout  dans la déconcentration des ghettos par une application sévère de la Loi SRU imposant à toutes les communes un quota de 20 %  de logements sociaux.

Ce n'est pas en incisant le bubon qu'on guérit de la peste.

Mais ces réflexions ne sont que des ratiocinations d'un petit banlieusard de Seine Saint Denis à moitié inculte...

Lundi prochain, une joyeuse "déconnade", pour changer...

À après. Lisez et portez vous bien !

mercredi 25 août 2010

Quand les gouvernants envoient la baballe, est il bien utile d'aller la chercher ?

Salut les potes !

Après une petite accalmie passée à observer les ronds dans l'eau laissés par l'agitation stérile de quelques ministres désœuvrés et d'un président en mal de résultats politiques tangibles, il m'est venu une réflexion d'une logique imparable.

Il n'y a pas si longtemps,  pour occuper mon chien, animal particulièrement remuant et nerveux s'il en était, je m'étais procuré une balle que je lançais le plus loin possible afin qu'il me la ramène, l'air particulièrement satisfait, fier et parfois arrogant. Même que pour montrer son mérite, il mettait une certaine mauvaise volonté à me la rendre, me narguant en tournant autour de moi, sa baballe serrée dans la gueule par des mâchoires d'acier.



Et le spectacle se reproduisait invariablement jusqu'à ce qu'un de nous deux, épuisé ou lassé, abandonne le jeu.

Vous dire que ce manège me rappelle de pseudos débats entre les dirigeants politiques actuels, les journalistes et les blogueurs n'est pas une galéjade.

Hélas.

Cent mille fois hélas.

En ce moment, on assiste à un spectacle d'une rare bêtise : un quelconque ministre ou dirigeant d'une formation de la majorité, lance lors d'une interview, en guise de baballe, une petite phrase que son état major a "savamment" concocté  ; cette petite déclaration étant au choix, soit terriblement provocatrice, à l'aune du niveau intellectuel de celui qui l'a prononcée - en général, on choisit des brutes épaisses et primaires style Estrosi, Morano, Ciotti, Mariani,  Hortefeux - soit choquantes, soit tellement absurdes (Lagarde) qu'elles ne peuvent que faire des remous dans la presse.

Lorsque la balle ou plutôt, la petite phrase est lancée, il n'y a plus qu'à attendre de voir les "caniches" se saisir du jouet, en l'occurrence de la déclaration glissée à la radio ou à la télévision, et de se débattre avec. C'est une situation d'autant plus risible que les grands problèmes ne sont évidemment jamais évoqués dans ces petites phrases : pouvoir d'achat en berne, augmentation des factures en cascade, retraite, chômage, pensions des retraites, Afghanistan, dette, etc.



Et là, mes amis, la situation  est d'autant plus navrante que tout ce qui compte dans les médias fonce tête baissée vers les leurres qui ressemblent à ces faux lièvres tractés que cherchent à attraper les lévriers lors d'une course. Et nos ministre de bien rire. Et leurs conseillers de se vanter de tant de machiavélismes à 2 €. Et Sarkozy, d'avoir la paix. Et Fillon de continuer à dormir.

Et nous, de l'avoir bien profond.

Amis blogueurs, s'il vous arrive parfois, comme moi, de tomber dans le panneau. Si vous foncez sur la muleta sans crier gare, méfiez vous de ceux qui l'agitent, car ils ne cherchent qu'à vous leurrer et vous épuiser, gardant la dague fatale pour l'estocade finale.

Par pitié, ne tombez plus dans de si  grossières mailles du filet . Emmenez les sur votre terrain : cessez donc de vous faire manipuler !

Copains de cui cui, je reprends mon cirque. Au plaisir de vous revoir.

Ici.

Cui cui l'oiseau ivre

vendredi 13 août 2010

Droits de cités ou la naissance de ghettos indignes. [ partie 1/2 ]

Amis, je me souviens...

C'était dans les années 1970. J'étais jeune et nous habitions avec mes parents un logement du 10ème arrondissement de Paris, au croisement de la rue du Faubourg Saint Martin et de la rue Lafayette, qui, s'il ne pouvait être qualifié de taudis, n'en possédait pas moins les caractéristiques. Un logement construit au 19ème siècle : pas de salle de bain, des toilettes rajoutées par construction extérieure. Nous nous lavions dans une bassine au pied de l'évier où ma mère préparait la nourriture dans une minuscule cuisine....

Ma famille n'était ni pauvre, ni aisée.

Et puis un jour, ma mère en eut marre et décida, sous l'œil réprobateur de mon père, conservateur impénitent, de déménager en banlieue, seul endroit accessible aux moyens d'une famille moyenne. À Montreuil précisément.

Les gouvernements de l'époque, pris par les retards monstrueux de constructions de logements et la pénurie dramatique dues au baby boom de l'après guerre construisaient des barres immondes, des tours affreuses, des bâtisses, serrées les unes contre les autres dont on était en droit de se demander si elles étaient destinées à des hommes ou à du bétail.

Les salopards d'urbanistes et d'architectes qui ont conçu de telles horreurs en béton auraient dû être condamnés à y habiter à vie !

Néanmoins, il faut bien convenir que sortant d'appartement étroits, sombres et étriqués, l'étalage de grandes salles de bains, d'immenses séjours, de larges baies vitrées, les nombreux placards ravissaient petits et grands. D'autant que ces appartements étaient quasiment neufs.

Le cadre était évidemment à chier, mais on ne pouvait pas tout avoir. Ainsi, la Seine Saint Denis, se remplit peu à peu de familles modestes issues de Paris. La vétusté des logements de la capitale et leur exigüité repoussant les familles au dehors.

Puis, petit à petit,  grâce à l'explosion du pouvoir d'achat des 30 glorieuses mais aussi par l'inconfort sonore de ces grands ensembles où on entendait pisser  le voisin du 5ème comme s'il était à côté de vous, alors qu'on se trouvait au 1er étage, où les hurlements de jouissance de la femme du 7ème excitaient les 500 habitants de la tour, où les bricoleurs compulsifs expérimentaient sans cesse leurs perceuses à des heures indues, sans oublier les amateurs de musique à fond, les dingos de danses en escarpins à talons qui résonnaient partout à l'aube, la plupart des locataires choisirent logiquement d'aller vivre ailleurs.

La qualité des constructions apparut rapidement largement insuffisante et chacun prit conscience de vivre davantage dans des cages à lapins très bruyantes que dans des logements décents.

Bref, en plus de mauvaises conditions de transport, beaucoup de gens partirent donc pour habiter plus loin dans des appartements d'un standing supérieur ou plus sûrement dans de petits pavillons individuels.

Je connaissais des tas de copains qui vivaient la même expérience, qui à Aulnay 3000, qui aux 4000 à la Courneuve, qui à Montreuil,  au chêne-pointu à Clichy sous bois ou à  Saint Denis.

De telle manière que les logements se vidèrent de leurs locataires d'origine. Ils furent peu à peu remplacés par des familles pauvres, forcément issues des ex territoires coloniaux de la France, travailleurs à bon marché, main d'œuvre corvéable et malléable à souhait, qu'utilisaient joyeusement les grandes entreprises françaises privées et nationalisées, quitte à les recruter directement dans leurs pays d'origine, jusqu'à les transporter directement en France, dans les années pompidoliennes et giscardiennes, années catastrophiques pour les répercussions qu'elles ont eu sur notre présent...

La longueur du texte me paraissant excessive, je vous raconterai lundi, la suite de ce feuilleton. Comment  ces cons d'énarques,  politiques et autres industriels de l'automobile et du bâtiment,  ont provoqué ces ghettos infâmes qui pourrissent la vie de tous ses habitants et provoquent ces vagues de racisme et de xénophobie ignominieuses. 


Gouverner c'est prévoir, nous chantaient ces nullités archi diplômées, issues de la bourgeoisie aisée, qui ne connaissaient rien de la vraie vie.. 
Pauvre France décatie, toi qui a généré une telle oligarchie inconséquente, ne t"étonne pas de retrouver un Sarkozy sans dessein, sans projet, sans convictions à ta tête !


Amis, auditeurs des pépiement rouges, à lundi pour la suite du feuilleton !

Je vous mets en  lien, sur l'excellent et chaleureux Collectif  Ruminancesun article de Christophe Certain qui analyse avec une finesse remarquable, la démarche du personnage cauchemardesque qui gouverne notre pays.

Merci de me suivre.

À après.

mercredi 11 août 2010

Ritournelle pour une France éternelle.


Un belle chanson, un peu datée, certes, mais ô combien d'actualité.

Pour le plaisir.

La guillotine est pour le moment en révision, prête à fonctionner.

Être né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas la gloire en vérité,

et le roi des cons, toujours sur son trône, 
ses fidèles lieutenants à ses côtés,

j'parierai qu'il est Français...


lundi 9 août 2010

Quand les bornes sont franchies, il n'y a plus de limites.

Comme disait l'excellent Pierre Dac.
Ce pastiche est une totale absurdité comme la parution du sondage original. Nous arrivons à un tel point de loufoquerie dans la réalité qu'il devient de plus en plus difficile de réaliser des satires. Quand le réel dépasse la fiction la plus folle, comment réussir à se moquer de cette réalité ?






Selon l'institut Hip-hop, 347 % des Français serait pour la réintroduction de la torture pour 
les interrogatoires. 629 %  pour l'amputation de la main droite pour tous les primo-délinquants.

Laurence Parigot, patronne de l'institut Hip-hop.


Photo choisie par Étienne Courgeotte.
Interview exclusive de Yves Tétard , chroniqueur d'élite de la section Dassault n° 1


Nous  avons fait réaliser par le célèbre Institut Hip-hop un sondage sur un échantillon très représentatif de Français que nous avons spécialement trié pour l'occasion. Les résultats obtenus ne sont pas surprenants vu l'efficacité à venir de l'action du Chef de l'État pour le prochain mandat..

En général, les souhaits répressifs des Français se révèlent d'un niveau  bien supérieur à ce que le Législateur peut logiquement proposer sans contrevenir aux Lois internationales.

Ainsi, si 347 % des citoyens sont pour la réintroduction de la fameuse Question du moyen âge avec la création de nouveaux inquisiteurs, 629 % sont pour l'amputation publique de la main droite en cas de vol., 549 % pour l'amputation du pied gauche en cas de récidive.

235 % aimeraient qu'on procède à un écartèlement en place de Grève située au cœur des cités,  pour les personnes condamnées pour violences à l'aide de 4x4 spécialement équipés .


467 % sont partisans de l'émasculation  devant les caméras de télévision pour les individus polygames.


Enfin 946 % des sondés opteraient pour organiser une noyade collective en cas de critique de notre beau pays par un ressortissant étranger issu de la 4ème génération ou moins...

En prenant connaissance de ce sondage Hip-hop, le Président s'est déclaré agréablement surpris par l'évolution des mentalités dans notre beau pays, berceau des droits de l'Homme.  Il a d'autre part déclaré à l'AFP, que le fait de pratiquer les supplices en public améliorera, selon lui, les performances de la répression et que l'exemplarité des peines dissuadera les mauvais éléments. 

"Gageons a t-il enfin déclaré, que devant la fermeté du gouvernement français, les candidats à l'immigration se montreront moins empressés de rentrer dans notre beau pays de tolérance et de fraternité." 


 Monsieur Jean-Marie Le Pen s'est dit  réconforté par la sauvagerie de la répression envisagée. Le Parti socialiste n'a pas voulu commenter les mesures prévues.

Enfin certains lecteurs du Jivaro se sont faits l'écho  de l'éventualité d'une réforme constitutionnelle, abrogeant une Assemblée Nationale et un Sénat inutile, et délivrant tous les pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire à un seul individu élu pour 7 ans renouvelables. Ce sera l'objet de notre prochain sondage Hip-hop.


Les membres du Jivaro ne peuvent que se réjouir devant la prise en charge de son Destin par la France profonde. Que Dieu sauve ses pauvres brebis française et chrétiennes !


Yves Tétard


Quand la réalité dépasse la fiction, l'imagination perd le pouvoir.

vendredi 6 août 2010

Foultitude et multitude... Platitudes et décrépitude.

Vous savez quoi les potes ?

J'adore travailler dans ma  Seine Saint Denis  lorsqu'au gré de la transhumance estivale, le Berger économique envoie paître ses pauvres brebis hagardes au bord de la mer.

Peu d'embouteillages, moins de stress, un rythme plus lent, beaucoup moins d'agressivité, davantage de temps disponible, des gens plus apaisés...

En vérité j'ai la conviction que le principal problème de l'Homme moderne, c'est la surpopulation. Difficulté à laquelle il n'a jamais été confronté depuis que notre espèce existe. Autrefois, les famines, les maladies, la mortalité infantile et l'espérance de vie tranchaient dans le vif.
Un HLM des Bosquets à Montfermeil.

Je suis certain que chacun de vous s'est déjà posé cette question : existe t-il une corrélation entre les lieux de tension sociale, d'agressivité, de délinquance et les endroits où la densité de population au km ² est la plus conséquente. Avez vous déjà observé les tours du Luth à Gennevilliers, les ensembles du Chêne pointu à Clichy sous bois ou les bâtisses des Bosquets à Montfermeil ? Même des lapins s'y laisseraient mourir de désespoir ! À moins qu'ils ne devinssent carnivores ?

Je défie les  habitants des quartiers  de l'Ouest parisien d'y survivre 1 mois !

Je parie toute ma pauvre paye, que si on transvase, pendant 1 an, toute notre petite ou grande bourgeoisie de Neuilly à Montfermeil, aux Bosquets, la police, au bout de 6 mois,  aura à y subir de nombreux sévices et autres agressions de la part de bourgeois révoltés devenus des chiens enragés, racaille ivre de sang en escarpins Louboutin et en costume Dior.

Il me semble que les problèmes politiques et sociaux actuels viennent surtout du fait que les rênes du pouvoir sont confiés à des gens qui ne vivent JAMAIS la réalité qu'ils doivent réformer. Certes, ils voient mais ne comprennent pas toujours, ils sont souvent de bonne foi, mais ils ne vivent pas cette situation, donc ils se plantent irrémédiablement : demandez donc à un homme de décrire ce que ressent une femme pendant sa grossesse ?

Le monde enchanteur des prochaines générations.

Il m'arrive parfois, durant les phases estivales, de souhaiter que les vacanciers ne reviennent jamais.

Revoir ce monde névrotique où chacun, court après les minutes qui lui échappent, reste coincé dans la moiteur de sa voiture  durant une heure pour parcourir 30 kms, semble atteint d'une frénésie d'agitation stérile, paraît altéré par la maladie compulsive dont le syndrome est de se sentir toujours en retard de quelque chose.

Ce putain de monde où on se démène pour arriver à l'heure sur son lieu de travail, où on se déchaîne pour le quitter, où il faut se dépêcher d'aller chercher les enfants, où on se casse la tête pour préparer le dîner, où on s'active à les mettre au lit, où on s'emmerde à regarder Laurence Ferrari, où on se fait chier devant les dernières 100 blagues minables de  Dechavanne sur TF1, où on se casse les pieds à faire la vaisselle, où on se résout à faire l'amour pour faire plaisir à l'autre...

Amis ? Vous emballe t-elle cette putain d'existence ?

Toujours courir. Pour quel résultat ? Dans quel but ? Qu'avez vous à perdre ?

La routine, quoi !

Au milieu de la multitude.

Dans la foultitude

Quelle platitude !

Bon retour de vacances.


À après.

mercredi 4 août 2010

Arros sur les baudets délinquants apatrides !

Ce pastiche est à consommer avec 3 glaçons, à l'ombre d'un palmier, les doigts de pieds en éventail.





 Dans un immense élan de solidarité patriotique, Madame Bettencourt offre l'île d'Arros au Président de la République pour y loger les délinquants apatrides.





Photo choisie par Étienne Courgeotte.
Interview exclusive de Yvon Roufiole , chroniqueur d'élite de la section Dassault n° 1

Yvon Roufiole :  Mes hommages, Chère Madame Bettencourt. Je suis extrêmement honoré de vous recevoir ici-même au Jivaro, le berceau culturel de la pensée traditionnelle et de la défense de la bienséance française. Vous avez gardé pour nous, la primeur d'une annonce qui va ébranler bien des consciences ! Vous léguez  donc votre île d'Arros au gouvernement français ?

Liliane Bettencourt : Pardon ? Jeune homme, auriez vous l'amabilité de parler un peu plus fort ! Je suis atteinte de surdité légère, c'est ce que m'a déclaré ce bon Patrice de Maîstre. Que disiez vous Monsieur Loupiote ? 

Yvon Roufiole : JE DISAIS  : VOUS DONNEZ VOTRE ÎLE D'ARROS À LA FRANCE.


Liliane Bettencourt : Je possède une île, moi ? Je croyais l'avoir donnée à François-Marie Banier pour qu'il y monte un golf mais il s'est plaint que l'île regorgeait de moustiques...


Yvon Roufiole : Heu, Madame Bettencourt, pourquoi avez vous fait cette donation si généreuse à notre Pays ?


Liliane Bettencourt :  j'ai fait une donation, moi ? Écoutez, Monsieur Roubignol, je suis lasse : vous me fatiguez avec vos questions alambiquées. Voyez avec mes deux hommes d'affaires, Messieurs Maîstre et Woerth, il vous informeront.  Toutes ces sordides histoires d'argent me sortent par les yeux ! Venez me voir demain et vous résumerez mes déclarations... Au revoir Monsieur Chavignol. Valets ! Venez m'aider à m'habiller ! Bien le bonsoir, Monsieur Fouriol.


Chers lecteurs du Jivaro, je me dois donc de résumer aussi honnêtement que possible, au lendemain de cet entretien, les propos que m'a dictés Madame Liliane Bettencourt.

"Alors que j'écoutais Radio Luxembourg à l'aide de mon cornet acoustique avec la même application que lors de ma vingtaine triomphante, j'attendais avec mon papa, Eugène Schueller,  les nouvelles de Radio Paris, j'ai entendu le discours du maréchal [ sic ] Sarkozy qui me doit beaucoup et que je tiens en grande estime.

Son désir de déchoir de la nationalité française, des voyous d'origines étrangère, m'a rappelé le bon  vieux temps du sauveur de notre Patrie, ce bon Maréchal Pétain,

Les riches, qui rappelons-le méritent leur situation, se doivent de consolider le lien social entre tous les citoyens de cette Nation. Plèbe, populace, petite bourgeoisie doivent être associées à la réussite de nos valeurs du travail, de respect de la propriété et d'obéissance.

Je vous rappelle, Monsieur Chignole, que mon père avait déjà, en son temps, créé un mouvement populaire "Le mouvement social révolutionnaire". C'est dire s'il avait la fibre sociale et ouvrière, Voyez vous ?

C'est au nom de l'atavisme  révolutionnaire de ma famille que j'ai décidé d'offrir l'île d'Arros au gouvernement français pour qu'il puisse y entreposer [ sic ]  les délinquants apatrides déchus de la nationalité française grâce à notre maréchal [ re-sic ] ! Ma démarche humanitaire est simplement motivée par la générosité  désintéressée et le bonheur de donner le maximum à son Pays. C'est ce que Messieurs Le Maîstre et Woerth m'ont suggérer de déclarer.

Monsieur Borgnol, on parque bien les riches dans les îles Caïmans, Jersey, Guernesey, Lavezzi, aux Seychelles, à Saint Martin, aux Bermudes ? Pourquoi interdirait-on aux pauvres le même traitement ? On est en droit de se le demander !

Monsieur Rouffiotte, si j'ai décidé de faire cette déclaration à votre journal, c'est parce que les journalistes qui officient en son sein représentent à mes yeux le nec plus ultra de l'indépendance d'esprit et de l'objectivité face à l'évènement.
Je vous laisse car François-Marie [ Banier ]  doit se livrer à un massage spécial pour me requinquer. Et au prix de 40.000 € auquel il le pratique, il vaut mieux éviter de le rater, mais c'est un garçon si délicieux !

Bonsoir Monsieur Pignol...

Firmin ! préparez ma robe de bain vaporeuse pour ma séance de massage, s'il vous plaît..."


Propos recueillis par Yvon Roufiole du Jivaro



Amis, merci pour votre soutien, pardonnez mes premiers balbutiements...

À après !