vendredi 20 juin 2014

Le vol du marteau.

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Un marteau se prélassait au coin d'une table de jardin, attendant d'accomplir la tâche un peu répétitive pour laquelle il avait été conçu....

Un bourdon qui passait par là ne put s'empêcher de railler ce grossier outil : 

- "pauvre objet", ricana le bourdon, 
- "admire donc la grâce lourde de mon vol et écoute ce merveilleux bourdonnement émis par mes divines ailes !"

Piqué au vif, le martel manqua de s'étrangler de fureur comme seuls les marteaux énervés savent le faire !



- "Cuistre !" répliqua t-il, gardant toutefois sa retenue élémentaire de marteau, 

- "je vais te montrer que je sais aussi bien voler que toi, bourdon scrofuleux !"
- "J'aimerais bien voir ça !" fit l'insolent bourdon en se mettant en vol stationnaire et en changeant de direction toutes les trois secondes au dessus de l'outil pour montrer son arrogante dextérité aérienne et se moquer ainsi de la ridicule inertie de la massette.

Le bourdon partit déguster quelques sucs florifères pour se rafraîchir la panse montrant la supériorité éclatante de la vie et de l'agitation sur la matière inanimée.

Le propriétaire du marteau, revenant avec quelques longs clous se saisit du marteau et commença par clouer quelques planches.

Ce fut le moment que choisit le rusé outil pour se contorsionner si subtilement que l'ouvrier frappa violemment un de ses doigts.

Sous la douleur, l'homme hurla et de colère, balança le marteau contre un tronc d'arbre où malencontreusement le bourdon jouisseur contait fleurette à une guêpe dont la taille excitait toutes les convoitises des mâles concupiscents.
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Le marteau, lancé  violemment écrasa le  prétentieux bourdon et la guêpe trop coquette qui, odieuse pécheresse commençait à se faire coupablement lutiner.  Il ne put s'empêcher d'éclater d'un rire cristallin lorsqu'il retomba avec lourdeur sur le bourdon fracassé, enlacé à la guêpe lascive mais morte.




- "Tu vois, lança l'outil à sa victime, moi aussi je vole !

Le bourdon emporta ces dernières paroles au paradis ou en enfer des bourdons. Cependant, comme les insectes ont quelque avance métaphysique sur l'homme, il y a fort à parier qu'ils ne croient plus à ces sornettes de divinités, d'enfer ou de paradis depuis longtemps

Voilà. Ma fable est terminée : elle n'a ni sens, ni conclusion ni morale. Elle me ressemble. On pourrait presque dire qu'elle a des points communs avec la vie politique actuelle.

Essayez avec une faucille et un libéral mais dans ce cas de figure, cet apologue tronqué risque d'être moins poétique mais plus sanguinaire.

OUI, vous êtes bien sur un blog politique ! Inutile donc de vous  mettre martel en tête.
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Je vous souhaite un excellent été.
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lundi 16 juin 2014

Réflexions pathétiques sur la situation au Moyen-Orient par un oiseau désabusé...

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De par mon boulot réservé en principe aux miséreux de la France d'en dessous le 3ème sous-sol, c'est à dire aux gitans, aux premières ou secondes générations d'immigrés qui n'ont pas eu la chance de faire des études, aux civils réfugiés politiques ou aux rebelles asociaux, il me reste tout de même un privilège inhérent à ce statut de paumé et de relégué social : comparer les situations économiques et conditions de vie entre ce que vivent les familles restées au pays de mes collègues de travail sur les marchés et ce que je lis dans la presse.

Et là, mes amis, il m'arrive d'avoir fort mal à la tête !




Tandis que les journalistes décrivent les tenants et aboutissants des politiques ou des combattants, souvent une faible minorité très agissante - et pour cause -  mais ignorent les affres des pauvres civils qui pâtissent des excès de groupes fanatiques qui font régner la terreur pour asseoir soit un dogme, soit leur conception de la religion, soit tout simplement l'expression d'un vain et mortifère besoin de puissance.

On ne dira jamais assez que les civils sont toujours les victimes des débordements guerriers d'individus fanatisés par des puissances étrangères pourries d'argent qui souhaitent exporter et imposer leurs conceptions politiques, leurs religions, leurs sectes, leurs manières de vivres, leurs primautés.économiques.

Il y a quelques temps, j'avais pondu ce billet ridicule dont j'étais assez fier (ce qui est rare) sur la situation au Moyen-Orient et puis j'ai discuté récemment avec des collègues de travail Jordaniens, Irakiens, Syriens et Libanais réfugiés en France sur la situation économique et sociale des leurs, restés au pays... Je n'ai pas voulu raconter d'anecdotes cruelles mais trop généralistes, non, j'essaie, modestement et en dehors de tout parti-pris de synthétiser des moments dramatiques de l'histoire de l'Orient qui, j'en suis sûr finiront par bouleverser l'Europe par ricochets.

Les sociétés du Moyen-Orient sont en pleine décomposition. Les Américains et les Occidentaux, toujours culturellement ethnocentrés n'ont jamais rien compris à un Orient très compliqué et très divers.
Un occidental possède souvent un raisonnement assez binaire comme je l'expliquais dans ce billet mis précédemment en lien qui se terminait par un constat d'absurdité totale menant au chaos.

En Amérique et en Europe, un ennemi est un ennemi et l'ami de l'ennemi est aussi votre ennemi. En Orient, les divers liens qui vous rattachent à diverses communautés peuvent vous faire alternativement changer d'alliance en quelques semaines !
Ainsi, qui aurait pu imaginer, il y a six mois, une coopération entre les USA et les Iraniens contre l'étrange  EIIL

Pendant que les riches monarchies pétrolières arment des dizaines de milliers d'hommes pour porter leur idéologie au pouvoir à coups de millions de dollars, pendant que les Américains interviennent militairement et diplomatiquement pour conforter leur suprématie énergétique, pendant que les ouailles religieuses sunnites et chiites s'étripent avec férocité, pendant que de sanguinaires chefaillons de guerre cherchent à asseoir leur autorité,





Plusieurs  centaines de milliers  d'Irakiens et de Syriens ont péri dans ces soubresauts meurtriers depuis la première guerre d'Irak...

La politique d'ingérence prônée par nos philosophes en chambre et les gouvernements occidentaux n'amène que désolation sous couleur d'humanisme et de démocratie. Les opportunistes comme les Turcs. Les provocateurs et fanatiques religieux prolifèrent et enrégimentent sans remords ni remise en question des gamins rêvant de gloire et d'idéal viril. Les boutefeux, émirs et autres rois ou princes alimentent les haines de leurs pétrodollars   L'Orient des humbles et des sans-grades est recouvert par un véritable nuage de sauterelles maléfiques.

Chacun connait les responsables : comme d'habitude, ils s'en sortiront sans douleurs ni égratignures.

Mais les parents et amis de mes potes des marchés continueront à vivre un calvaire. Si vous saviez combien ils donneraient pour se retrouver "otages" des cheminots de la SNCF !

Peut-on mieux comprendre celles et ceux qui fuyant une telle violence sont capables de supporter les pires humiliations pour repartir sur de nouvelles bases dans une société plus sereine, pacifique et ouverte sur l'avenir ? 

PS : J'aurais pu tout aussi bien intervertir le titre en "Réflexions désabusées sur la situation au Moyen-orient par un oiseau pathétique..." sans dénaturer le sens du billet.
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mercredi 11 juin 2014

Chapître 2 : les insulaires et la situation politique. Un guide spécial pour vous dissuader de passer vos vacances en Corse.

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Amie touriste, vacancier randonneur, chers envahisseurs continentaux.

Vous et votre petite famille, avez donc survécu aux menus tracas exposés lors du 1er chapitre. De surcroît, vous avez échappé aux ravageurs feux de forêts qui, à cause du vent,  se propagent par la cime des pins à la vitesse d'un cheval au galop. Ces incendies dégageant une fumée toxique qui vous asphyxie en quelques minutes.

Je vous en félicite mais il va cependant vous falloir franchir l'étape suivante, autrement plus complexe et délicate : composer avec les habitants de cette île délicieuse - parce que Dieu, dans son infinie sagesse a souhaité équilibrer cette île enchanteresse par des habitants aussi pénibles que la nature est enjôleuse -


 2) Les insulaires.

Chers amis, lorsque vous observez les panneaux de signalisation routière, vous vous apercevez qu'ils sont constellés de gros trous... Interloqués, vous vous demandez naïvement quel insecte aurait le dard assez puissant pour percer le métal ? Et bien, vous n'y êtes pas ! La tradition corse veut que lors d'une partie de chasse aux sangliers, alors que vous revenez bredouille, vous tiriez sur ces panneaux pour bien vérifier que vous n'avez pas perdu votre "vista" au tir !




Mais il ne s'agit là que d'un détail.

Le premier conseil que je donnerais à un continental en goguette, est avant tout la prudence. 
L'idéal serait de se crever les yeux pour ne rien voir de compromettant pour un autochtone et de se couper la langue pour ne rien dire aux autorités ni à quiconque alentour, pas même à vous. 
Il s'agirait bien entendu, d'un sacrifice bien trop lourd pour un vacancier moyen, aussi, la loi du silence devient-elle un gage de survie pour tout un chacun dans ce fieffé pays, que vous fussiez insulaire ou touriste.

Les Corses sont en général des gens charmants mais la passion et les accès de colère emportent fréquemment leur placidité. Il est donc préférable d'éviter toute discussion sur la politique, sur leur famille, sur leur charcuterie, sur la politique régionale, sur la cause des incendies et sur les attentats...

En cas de début de dispute, esquivez l'escalade verbale et prétextez un rendez-vous urgent pour vous éloigner. En cas de différend routier, dû à une queue de poisson ou à un léger accrochage, restez surtout calme et détendu.

Parce qu'ici, en plus d'être très nerveux, presque tout le monde est armé comme un destroyer américain.

Mis à part ces petits désagréments, les Corses sont en général hospitaliers s'ils vous apprécient. Ils vous feront découvrir des moments intenses d'amitié et de partage, ainsi que de merveilleux vins et délicieuses charcuteries locales notamment dégustés au son de ces chants polyphoniques de bergers qui vous crispent tant.
À moins, cher ami continental que vous soyez tombés sans le savoir - car ils ne vous le dirons jamais -  sur des autonomistes ou des indépendantistes.


3) Les forces politiques 

Même pour un Corse sous pseudonyme, il est particulièrement délicat de parler politique sans prêter le flanc à des rétorsions particulièrement vicieuses ou des reflux désagréables. En tout cas, les mouvements indépendantistes sont largement minoritaires, cachés sous des structures clandestines concurrentes, très actifs et animés par de vieux cadres autonomistes épaulés de nombreux jeunes.

La grande majorité des Corses est viscéralement à droite,  reconnaissant en Sarkozy dont les fils sont à moitié corses, une sorte de chef de clan. Rappelons hélas, que la gauche est assez peu représentée dans cette île ou le patriarcat règne en maître.

Chaque famille, je puis en témoigner, est un mélange détonnant (si je puis me permettre) entre des membres dont les opinions sont aux antipodes les unes des autres. Il faut assister à certains repas de familles corses pour observer mi-interloqué, mi-inquiet combien la conception politique insulaire peut-être dévastatrice voire à la limite de la violence du combat de rue.

Cependant, en dépit de leurs dissensions ces familles resteront toujours profondément unies face à la force publique ! C'est une des constante des peuples méditerranéens, rebelles à toute autorité et difficilement gouvernables.


4) Force publique et répression.


Dans ce pays à l'identité affirmée, une certaine résistance au pouvoir central de la république ainsi que des aspirations à l'autonomie ont entraîné - comme chacun sait, divers mouvements de contestation violente (attentats) ou carrément meurtriers (règlements de comptes).

Aussi dans ce pays agité, j'ai pu constater de visu ou apprendre par des amis les méthodes employées pour poursuivre et attraper quelques fugitifs soupçonnés ou surveiller tout simplement certaines activités. 
Lignes téléphoniques espionnées, caméras autonomes posées sur des branches de sapins, micros canons, balises GPS de localisation, surveillance en plein maquis, envoi de touristes bidons pour repérer les lieux, surveillance incessante de chaque habitant de l'endroit suspect. 

IFF signifie i francesi fora : les Français dehors.

Jusqu'à la visite brutale à pied pour éviter le bruit d'une trentaine de gendarmes armés jusqu'aux dents, cagoulés et procédant à la fouille des maisons et bergeries d'un hameau dérisoire à la recherche d'un  ancien habitant soupçonné d'attentat.

Chacun, jeune ou vieux,  engagé ou non dans ce pays surprenant à compris qu'il faut se méfier des conversations téléphoniques, fussent-elles émises en langue corse.
La méfiance devient alors une habitude qui reste fichée dans votre comportement et dont vous ne parviendrez jamais à vous défaire.

Parfois quand je lis sur internet, les rodomontades de certains e-révolutionnaires, je ne puis m'empêcher d'esquisser un sourire moqueur sur leurs capacités à résister à une machine subtilement répressive de maintien de l'ordre établi mais redoutablement efficace malgré l'omerta qui règne ici.
Système terrifiant  qui possède encore des failles sur lesquelles il est inutile de s'appesantir.


Chère touriste, ami randonneur, continental bien-aimé.

Pour votre bien, j'espère vous avoir définitivement dissuadé de passer vos vacances dans cette île paradisiaque qui aurait pu incarner l'éden sur terre si Dieu ou le Diable ou le hasard, n'y avait installé par mégarde un peuple de rebelles insoumis et caractériels.

On tente bien de se soigner mais  la convalescence risque d'être longue...

En attendant, mes compatriotes et moi-même, vous souhaitons de bonnes vacances à la Grande Motte, à Nice ou à Saint-Tropez !



PS : Un célèbre éditeur, appâté par l'idée lumineuse consistant à concevoir des anti-guides touristiques m'a joint pour réaliser des livrets sur la Bretagne ou la Côte d'Azur : j'ai fermement refusé, les guides normaux suffisant à dissuader leurs lecteurs d'un tel séjour.
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lundi 9 juin 2014

Chapître 1 : les animaux errants. Un guide spécial pour vous dissuader de passer vos vacances en Corse.

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Amie touriste, compagnon randonneur, envahisseurs continentaux...

Vous avez donc décidé de passer vos vacances sur notre belle île malgré  les tarifs prohibitifs des transports maritimes et le coût de la vie qui augmente systématiquement de 30 % lors de votre arrivée sur notre terre inhospitalière.

Fort bien.

Sachez que vous n'êtes pas les bienvenus car non seulement nous détestons les cohortes de vacanciers mal élevés mais de plus, nous jugeons que la transhumance est essentiellement réservée aux troupeaux de bêtes à cornes.  

Aussi est-il de mon devoir de vous prévenir des nombreux dangers qui vous vous guetteront à chaque détour de chemin.


1) Les animaux errants ou en divagation.

  •   Les ânes
Tandis que vous roulez tranquillement  dans votre véhicule sur les routes tourmentées et dangereuses de l'arrière pays montagneux, un paisible attroupement d'ânes corses attire votre attention et surtout celle de vos charmants bambins.
Imprudemment, vous vous arrêtez et c'est la joie au cœur que vous voyez nos charmants équidés galoper vers vous pour quémander une caresse voire une gourmandise.

Or malgré de trompeuses apparences vous n'imaginez pas combien l'âne corse est fourbe - comme tous les insulaires qui habitent cette île diabolique -

Cependant en plus d'être rusée, cette brave bête est aussi butée qu'un apôtre du libéralisme  avec toutefois, à sa décharge, un côté infiniment plus humain.

Séduits par la tendresse de ces peluches vivantes, vous sortez un vieux morceau de pain rassis et lui tendez avec méfiance. Le filou s'en saisit délicatement et vous regarde de ses grands yeux émerveillés et concupiscents.

C'est ce moment fatal que vos enfants choisissent pour réclamer un vieux croûton ou un biscuit afin de repaître ces gourmands quadrupèdes.

Le drame est proche. Retenez votre respiration...

Lorsque les goinfres ont sectionné de leurs énormes dents affûtées comme des rasoirs les 5 doigts des deux mains de vos bambins, il est déjà trop tard !

Malheureusement, l'âne corse n'a jamais de propriétaires, tous les agriculteurs vous l'affirmeront mordicus. Donc, il est inutile de chercher un responsable pour établir un constat d'assurance destiné à couvrir le prix des prothèses de doigts en matériaux composites...

Cependant, vous devrez rouler à toute allure sur un minimum de 90 kilomètres de routes tortueuses pour trouver un hôpital sommaire. De toutes manières, les dents et les gencives de ces braves bêtes sont si sales et infectées que vous vous en tireriez à bon compte si par un miraculeux concours de circonstances, vos enfants échappaient à la gangrène.

  • Les cochons.
Gardez toujours a l'esprit que le cochon corse est hypocrite comme tout ce qui vit sur cette maudite ile. Sournois comme un membre du bureau politique de l'UMP avec toutefois, à sa décharge, un côté infiniment plus humain.

De plus n'oubliez pas que le porc est omnivore, c'est à dire qu'il ne dédaigne pas un petit en-cas de viande humaine prise sur le pouce !

Et la viande AOC de continental, surtout prélevée sur une jeune bipède bien en chair, représente pour lui un met de choix.



Certains Corses vous avoueront même qu'il s'agit d'un des secrets avec la châtaigne, d'une charcuterie exceptionnelle !

Amis vacanciers, si au detour d'un chemin, vous voyez débouler 4 à 5 furies au groin gourmand et conquérant, je vous conseille de prendre vos jambes à votre cou ou de vite grimper sur l'arbre le plus proche... 


Votre survie en dépend... Une fois, alors que je me baladai avec mon fusil - on n'est jamais trop prudent - dans une châtaigneraie, mon chien, un grand et méchant terrier, tomba nez à nez avec 5 porcs de 90 kgs. Il ne s'en sortit qu'en sautant un mur de 2,5 mètres de haut. Me laissant seul devant les fauves écumants, la bave aux lèvres.

Pour échapper à une mort atroce, je dus tirer deux coups de feu en l'air pour les effrayer. Me gardant deux balles : une pour en abattre un et l'autre pour moi, afin d'éviter un carnage épouvantable sur ma pauvre enveloppe charnelle.

Ceci dit, autant l'âne insulaire n'a jamais de propriétaire, autant le cochon corse que vous abattrez en possède bien un qui vous poursuivra avec ses descendants, de leur vindicte pendant au moins 6 générations ! On appelle généralement cette rancune, la vendetta..  

Il faut examiner avec soin les gigantesques chicots noirâtres des cochons pour comprendre qu'une maladie nosocomiale avec germes pathogènes, attrapée dans un hôpital parisien serait une plaisanterie à côté d'une morsure de tels monstres...

Les pires représentants des suidés étant issus du mariage illégitime entre une truie et un sanglier : la progéniture héritant de l'intelligence de la mère et de la sauvagerie du père ! Un peu comme Marine Le Pen, quoi...

Certains cochons corses élevés en liberté m'apparaissant comme les animaux les plus féroces que j'ai jamais rencontré. Surtout les truies avec leurs petits...


  • Les vaches et taureaux.
On ne compte plus, sur les pittoresques routes corses, les sempiternels bovidés en train de ruminer sur les bas-côtés.

Les vaches et taureaux corses ne sont pas bien gros mais ils sont très véloces et particulièrement nerveux. Ces bovins sont destinés à se transformer en ragoûts, leur viande bien trop dure étant impropre pour un usage de grillades.


Si vous croisez un de ces troupeaux, je vous conseille de toujours garder un œil vigilant. Pour la plupart, ces animaux qui couchent dehors, en hiver comme en été, sont très méfiants et peu sociables.


Autant l'âne est fourbe, le cochon sournois, le bovin est quant à lui imprévisible... Malgré son poids raisonnable, ses cornes en guidons de moto sont redoutables. son agilité est proverbiale et son agressivité n'est pas un mythe !

On ne compte plus les accidents dus à des charges de taureaux fous ! Surtout chez les touristes continentaux !

  • Les autres bêtes
En Corse, aucune espèce venimeuse n'est endogène hormis le petit scorpion dont la piqure est douloureuse mais pas mortelle.

En général, il choisit la nuit pour se réfugier dans vos chaussures. Il suffira alors  de supporter 3 jours de fièvre pour oublier ce mauvais moment.

Je ne vous parlerais pas des chiens galeux et errants, des boucs et béliers qui ne supportent pas la présence humaine pendant le rut, des dangereuses ruades des mulets. 

Voilà, mes chers amis touristes potentiels, la description réaliste (je certifie que toutes mes anecdotes précédentes sont exactes) d'une Corse dangereuse bien loin des images d'Épinal que les syndicats d'initiative veulent vous vendre.

En tant que Corse, j'espère vous avoir convaincu d'annuler le séjour que vous aviez prévu !

Sinon, mon prochain chapitre 2 consacré aux insulaires et aux incendies achèveront probablement de vous convaincre.

Vacanciers bien aimés, des dizaines de sites merveilleux vous attendent sur le continent. 
Les Corses vous souhaitent de bonnes vacances !
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mercredi 4 juin 2014

L'illusion technocratique face à la crampe d'estomac.

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L'autre jour, pris d'un subit accès de masochisme intellectuel, j'ai malencontreusement appuyé sur le bouton numéro 5 de la télécommande de ma télévision. (oui, je sais : j'entends déjà les beaux esprits gauchistes me hurler dans l'oreille "Comment ? Tu as la télévision chez toi ? Fou que tu es !")


Évolution des prix entre le 1/1/2002 et le 31/12/2011

Relevés effectués par INDECOSA -CGT


Et c'est dans cet état de transgression névrotique que je suis tombé sur l'émission "C dans l'air" animée par le fameux Yves Calvi qui est au journalisme et à la déontologie ce que la radieuse Élisabeth Lévy de Causeur est à l'érotisme et à la sensualité (je dis ceci parce qu'il me parait impossible qu'un membre de Causeur lise ce blog abject). 

Il avait invité - son carnet d'adresses devant faire une page maximum - les habituels apparatchiks médiatiques, barons du politiquement correct et vicomtes des slogans ânonnés à la gloire du libéralisme. Je les soupçonne d'ailleurs de coucher dans les studios de France 5 pour ne pas rater l'émission suivante tant leurs présences sont quotidiennes.

Ces gens parlaient chiffres : coût de la vie, inflation, chômage et tout le tintouin !

Doctorants solennels, tableaux devant eux, ces vieux barbons en imposaient ! Fichtre , me dis-je, comme ces gens causent bien ! Car j'incarnais à moi tout seul, et dans toute sa splendeur, la sous merde de la France profonde d'en dessous qui ne gagne pas suffisamment pour payer une cotisation à une mutuelle  !

Après avoir avoir vaguement écouté la musicalité des conversations, j'ai réglé mes esgourdes sur la compréhension des paroles...
Et là, tout à dérapé !

Ces cuistres soutenaient mordicus, probablement avinés  à cause de l'ennui et de leurs trop longs séjours dans les studios de France 5, que depuis l'intronisation de l'euro au 1er janvier 2002, le coût de la vie n'avait  pas autant augmenté que ce qu'on pouvait croire et que nous autres médiocres citoyens de base, n'ayant que nos misérables porte-monnaies pour vérifier, étions incapables de rivaliser avec leurs ordinateurs géants qui manipulaient des millions de données ! 

Toujours cette différence entre la  fameuse "sensation de précarité" que nous chantent les hiérarques et autres propagandistes et la "réalité révélée, crachée par leur ordinateurs" !
Comme si dans ce monde de cadres robotisés, le virtuel avait plus de valeur que le réel, la théorie plus de poids que ce qu'ils appellent pour le dévaluer, le ressenti.

Mais non, imbéciles ! La réalité ne sort pas de vos machines à partir de données vérolées mais de nos souffrances matérielles, du manque de soins parce qu'on n'a plus les moyens, de la difficulté de boucler nos fins de mois et de la misère qu'on rencontre pour de vrai !

Parce que ces clowns prétendent savoir mieux que moi, misérable consommateur, le montant de mes dépenses et de mes moyens !




Mais ce n'est pas tout : non seulement, je suis commentateur mais mon travail consiste à écumer les marchés populaires pour mon job ! C'est dire si je suis plutôt concerné par l'évolution des prix à la consommation,   notamment dans l'alimentaire. L'énergie, les loyers, les dépenses de santé et les assurances n'étant pas en reste....

En combinant mes deux positions de vendeur et de client, je puis vous affirmer que les statistiques officielles sont fausses, archi fausses de la même manière que les chaussettes de l'archiduchesse sont sèches, archi sèches !
Le coùt de la vie étant largement sous évalué par rapport au taux officiel d'inflation comme chacun a pu s'en apercevoir.


Aussi, je vous pose le petit problème suivant.

Sachant qu'officiellement, entre 2001 et 2011 le coût de la vie (hum !) a augmenté de 22 % et que le salaire moyen (hum !) n'a crû que de 7 % pendant la même période.

Sachant que tous les chiffres officiels servent de bases  aux prévisions et aux programmes économiques et politiques.
Sachant d'autre part que dans tous les pays occidentaux, les chiffres du chômage sont complètement manipulés et biaisés. 
Sachant enfin que nos technocrates jonglent avec des statistiques largement bidonnées pour asseoir leurs politique d'austérité qui dure depuis plus de vingt ans.

Calculez le délai
1) pour que vous vous retrouviez à la rue ?

2) qu'il faudra au FN pour parvenir au pouvoir ?

3) nécessaire pour foutre à la porte ces journalistes véreux qui confondent convictions personnelles avec informations ?

4) pour qu'on expulse manu militari hors de nos frontières certains politiques corrompus qui nous ont mis dans la merde ?


Vous avez trois heures

Nonobstant, 3h pour pendre tous ces sales types qui nous racontent des salades est  un laps de temps largement suffisant...
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Le tableau de calcul de l'inflation est calculé sur cet excellent site.

vendredi 30 mai 2014

Dernière minute : madame Christine Boutin contrainte d'organiser un "Boutinthon" sur les marches de la station de métro Michel-Ange - Auteuil !

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C'est la mort dans l'âme que madame Christine Boutin a dû se résoudre à organiser au débotté une quête publique pour résorber l'immense dette qu'elle a concédé en ce funeste mois de mai..C'est donc en toute humilité qu'elle s'est assise en haut des marches de la station de métro Michel-Ange - Auteuil, au milieu des beaux quartiers parisiens,   afin de quémander une obole.



Ayant joint mesdames Béatrice Bourges et Ludovine de la Rochère,  Christine s'est vue signifier une sèche fin de non recevoir assortie d'un refus hautain pour combler les énormes pertes de sa campagne électorale aux européenne qui s'est révélée comme un véritable désastre financier.

Quelques sympathisants de LMPT, dont la vicomtesse  de la Tour Penchée ont fait quelques dons modestes à notre chère Christine. Quelques vêtements usagés comme la couverture Givenchy sur la photo et quelques dessous de haute-couture  ainsi que des chaussettes de laine de marque anglaise ont ainsi servi à réchauffer les fraîches journées des frimas d'un sinistre mois de mai 2014.

La Duchesse des Hauts de Hurlevent m'a confié qu'elle abhorrait l'assistanat et qu'elle préférait je cite "donner les filets au pêcheur et lui apprendre à attraper du poisson plutôt que de lui fournir gratuitement de la nourriture !". Principe qui montre que l'effort dans nos classes dirigeantes est bien la clef de la réussite !

Désespérée, prête à tous les outrages,  notre sainte égérie, non seulement lâchée par un clergé ingrat mais abandonnée par une bourgeoisie catholique très près de ses sous et par une aristocratie cupide a subi une sévère dépression qui aurait pu l'amener aux pires extrémités !

N'écoutant que sa foi et son courage, elle a surmonté son aversion pour la mendicité afin de suivre les préceptes de la chrétienté qui mettent en avant l'humilité et la charité.

Que Dieu la garde !

De notre envoyé spécial Le Comte à Dormir Debout de Cuicui Fit Loiseau.
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mardi 27 mai 2014

Le spectacle réjouissant d'une agonie libératrice.

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Tandis que le corps de l'UMP se décompose dans une puanteur abominable comme un vieux cadavre en putréfaction;
pendant que les vermisseaux du FN commencent à se régaler de cette viande corrompue qui nourrit leur croissance,
alors que le PS n'en finit plus de rétrécir pour ne plus ressembler qu'à un mannequin anorexique,
sachant que la gauche du FdG ne parvient plus à grandir, faute de savoir se remettre en question,

Je regarde, ironique, cette classe politique crever dans une indifférence joyeuse. 



Car, quoi qu'on en dise, de cette mare de boue, sorte de soupe biologique primitive indigeste et pourrissante, risque de sortir une classe politique qui ne nous fasse plus honte.

J'avais rédigé un billet  il y a une semaine, pour fustiger le parcours politique des cadres de tous les partis qui, compte tenu de la longévité actuelle de l'existence humaine, voyaient leur carrière durer pratiquement aussi longtemps que notre propre existence.
On se fadait un Chirac 50 ans ! Un Giscard 50 ans. on se coltine un Bayrou ou un Sarkozy plus de 30 ans et ce n'est pas fini  !

Autrement dit, la vie politique restait d'autant plus figée, qu'en vieillissant, ces barons se renforçaient en soumettant, grâce à des structures sur mesure et à des militants trop vieux à la vision étroite,  les jeunes aux dents trop longues ou les ambitieux qu'on jugeait trop dangereux.

Les partis politiques étaient devenus de vieilles organisations gérées par des vieux, animés par quelques idéalistes pour satisfaire l'ego de vieux pourris motivés par un besoin jamais assouvi de gloire et d'honneurs ! 

L'exemple de Nicolas Sarkozy qui apparait comme le futur champion de son camp pour l'échéance de 2017 est frappante. Voici un type ayant  lamentablement échoué dans la gestion de son pays, qui a laissé son parti dans un état agonisant et que  les membres de son mouvement plébiscitent. On croit rêver !

Le premier soin du bureau politique de l'UMP fut de désigner, pour remplacer Jean-François Copé démissionnaire, Alain Juppé, 69 ans, Jean-Pierre Raffarin, 66 ans et François Fillon, 60 ans...

Excusez du peu !

Ainsi, pendant les émissions TV consécutives aux élections européennes pouvait-on voir débattre Fabius le mammouth face à Juppé l'homme de Néandertal ; Cambadélis le diplodocus  croiser le fer avec Bayrou, le stégosaure, Michèle Alliot-Marie le tyrannosaure pavoiser face à Élisabeth Guigou la femme de Cro-Magnon.

Je vous rappelle en passant que la France est le pays d'Europe dont la natalité est la plus flamboyante ! Défense de rire...

Je sais que le Français dans leur immense majorité souhaitent non seulement ; le renouvellement de cadres politiques vermoulus, malades de pouvoir, névrosée, obsédés par leur image et les médias, plus ou moins corrompus à cause de leur proximité avec l'argent facile ; mais encore un fonctionnement plus démocratique de leurs partis.

Mais ne nous faisons pas d'illusions : cette vieille garde ne se laissera pas faire et combattra fermement pour retrouver le pouvoir. Si jamais ces fossiles remportaient la victoire, on pourra craindre un désintérêt accentué de la politique par le corps électoral et probablement la victoire à terme d'une extrême droite autoritaire et bien plus libérale qu'elle le prétend.

Prions tous pour que les différentes épreuves actuelles accouchent d'une véritable révolution interne et surtout pour qu'on remise les vieilles gloires et toutes celles et ceux qui ont fait leur temps - ils sont nombreux - dans un parc d'attraction afin que nos chérubins viennent leur jeter des cacahuètes pour les remercier de l'état dans lequel ils ont laissé notre pays.

Ce billet me parait bien trop sérieux. Tant pis ! Je le trouve même carrément aussi moche en le relisant que lorsque j'observe à la dérobée mon reflet dans un miroir.
La laideur est aussi lourde à porter qu'un mauvais billet de blog...
Poil au zog.
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samedi 24 mai 2014

Je hais votre monde...

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Sur le Parisien, j'ai lu cet entrefilet. Il me parait assez invraisemblable, aussi je prends des gants...

"Un chat ressemblant à Hitler torturé et laissé pour mort."




La connerie et la cruauté humaine ne paraissent plus avoir de limites. Ce monde n'est plus le mien. Il devient insupportable.

À quand l'arrachement des plumes de la buse qui ressemble à Nadine Morano ? 

À quand le travestissement en clown du ouistiti qui sautille frénétiquement  sur place avec sa sébille pour attirer l'attention  et qui est le portrait craché de Nicolas Sarkozy ?

À quand le coloriage en marron de la dinde qui évoque Michèle Alliot-Marie ?

À quand la transformation du braillement du paon qui nous rappelle Laurent Fabius en pépiement de moineau.

À quand l'ablation des oreilles de l'âne qui est la fidèle réplique de Pierre Moscovici

À quand l'empalement et la cuisson sur les braises ardentes d'un oiseau insolent dont le mauvais goût vous fait vomir ?

Cette société me fait tellement peur que l'humour noir devient la seule et unique échappatoire...
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jeudi 22 mai 2014

En exclusivité mondiale : les raisons d'une erreur de la SNCF .

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Cuicui info, toujours à la pointe de l'actualité a retrouvé monsieur Jacques Picard, polytechnicien, responsable  de la conception des 2000 rames de la SNCF

Celui-ci  nous a expliqué ne pas avoir compris les raison de cette erreur qui risque de coûter très cher à la collectivité. Il a ajouté : "je me base toujours sur le nombre de passagers assis sur une largeur de wagon , aussi je pense que l'erreur ne peut pas venir de moi, non seulement j'ai un compas dans l'œil mais de surcroît mon tour de taille me sert de triple mètre étalon ! Les responsabilités doivent se situer ailleurs !"


Monsieur Picard, surpris dans son plus simple appareil, à son réveil.

Alors qu'il recevait par accusé-réception son avis de licenciement ainsi qu'une demande de remboursement de 15 milliards d'euros de la part de la SNCF, monsieur Jacques Picard s'est plaint auprès du comité du personnel de la trop riche teneur en beurre et en jambon des sandwiches SNCF dont il avoue avoir un peu abusé.

"Polytechnique n'est pas une école d'imbéciles" nous a  t-il lancé, scandalisé par le mauvais procès qui lui est fait, "la preuve : des tas de dirigeants capables gèrent très mal de nombreuses entreprises françaises et on ne leur dit rien !"

Monsieur Jacques Picard nous a avoué par ailleurs, avoir postulé chez Renault au poste d'ingénieur-concepteur d'un véhicule hybride de petite cylindrée pour remplacer la "Twingo". Son embauche aurait été pratiquement acceptée par la direction du constructeur automobile.

Pour être complet, il existe toutefois d'autres versions de responsables de la communication de la SNCF.


De notre envoyé spécial, @cuicuinrv  le 22/5/2014  Copyright ltd Cuicui corp 
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mardi 20 mai 2014

Le syndrome Kermiel ou la pathologie du suceur de sang de vierges.

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Avertissement : Toute ressemblance ou allusion allégorique incluant des acteurs ou des faits réels est purement volontaire.

Voici donc un petit récit parabolique qui pourrait aussi bien concerner respectivement les responsabilités partagées, entre  des commanditaires et des exécutants, des dictateurs et leurs milices chargées de faire respecter l'ordre, des idéologues forcenés et leurs militants prêts à tout, des cadres religieux et leurs ouailles fanatiques, des banquiers immoraux et leurs traders complices...




Il était une fois...

Un gourou un peu fou, monsieur Socgéne - comme la plupart des dirigeants de secte -  s'était mis dans la tête de développer sa banque du sang. Il avait recruté pour ce faire des éléments évidemment avides d'hémoglobine. Vous comprenez fort bien qu'on n'attire pas ce genre de collecteurs en leur proposant un menu végétarien en guise de salaire !

Il conclut donc un marché "gagnant-gagnant" comme on dit dans ces milieux branchés de la City. Les heureux élus, devront récolter d'énormes quantités de sang de vierges qu'ils auront séduit contre une délicieuse gourmandise octroyée par monsieur Socgéne : quelques lampées de ce bon sang pur au fumet virginal, cette subtile liqueur clairette au parfum de violettes des bois, qu'ils pourront déguster en suçant leurs victimes avec la délicatesse qui sied aux esprits bien éduqués.

Toutefois, il était convenu par accord contractuel, de ne pas les vider complètement de leur sang et de ne point abuser d'elles afin qu'elles restent vierges, donc donneuses universelles.

Un malheureux jour, le gourmand Joachim Kermiel, pris d'une subite fringale vida sa victime comme un lapin auquel on avait arraché l'œil ! Monsieur Socgéne apprit la nouvelle et ivre de fureur porta plainte contre son employé qui avait méchamment gâché la marchandise !

Le scandale fit grand bruit et Kermiel, penaud, passa devant le tribunal pour, je cite l'article complet de sa mise en examen : "abus de prélèvement d'hémoglobine par gloutonnerie sur vierge consentante sans intention de la vider totalement de son sang." Il fut condamné à cinq ans de prison dont deux avec sursis.

Le plus étonnant et le plus scandaleux dans cette histoire de dingue fut que le gourou fou Socgéne, ne fut jamais inquiété par la justice ! Même que l'État continua à le cajoler avec un zèle bien suspect. Son chef, Holly Hand avait pourtant promis, lors d'un discours qui fit date, de combattre avec fougue les banques du sang et les vampires qui travaillaient pour elles !

Nonobstant, gardons à l'esprit que si Kermiel n'avait pas succombé à sa goinfrerie, il serait probablement en train de sucer avidement quelque petite vierge locale aux Seychelles ou dans un quelconque paradis touristique...

Mais l'histoire ne s'arrête pas là ! Jusque là, nous vivions une tragédie, nous allons passer sans transition à une comédie délirante et médiatique !

Kermiel, le martyr.

Joachim fut pris d'un soudain accès de foi religieuse par esprit de rédemption et décida de rendre visite au pape. Il en profita également pour se poser en contempteur féroce des banques du sang et des vampires !
D'une pierre, il fit deux, puis trois coups !

La religion catholique défendant la pureté virginale jusqu'au mariage se rangea derrière lui, suivie du syndicat de gauche des partisans du droit des jeunes filles vierges à ne pas disposer de leur corps !
Étrange attelage auquel s'ajouta in-extremis madame Fillapapa, défenseur de la vertu et de la pureté religieuse et ethnique des vierges françaises.

Plus personne ne retrouva ses petits dans ce pugilat médiatique qui mit côte à côte les curés, les gauchistes et l'extrême droite contre les décisions judiciaires !

Quant aux banques du sang, on en parla hélas très peu !

C'est le moment qu'a choisi Dracula pour m'envoyer un texto  à minuit une. Il m'a communiqué avec l'humour qui le caractérise : "Mon cher Cuicui, je ne comprends plus rien à la politique française. Les voies du Saigneur me semblent impénétrables !"

S'agirait-il du combat de trop pour un des défenseurs de Kermiel ? Je vous laisse y répondre.

Et puis, allez donc rendre une petite visite à l'ami Jean-Claude, alias Babelouest qui vous parle plus sérieusement du même sujet !
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samedi 17 mai 2014

La lutte ou le suicide.

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Ce mois de mai 2014 me tape gravement sur le système.

Je n'ai jamais vécu de printemps aussi léthargique de ma vie.  Pas une trace de rébellion, pas une once de violence, pas la moindre ombre de révolte contre le pouvoir établi. Simplement la rétention fataliste d'une sourde haine contre tout ce qui peut représenter l'autorité ou le pouvoir.

L'impuissance d'un peuple endormi comptant méticuleusement ses RTT pour fuir une réalité qui lui colle à la peau. Une démission, une fuite, un besoin de ne pas voir des lendemains qui réclameront, question de vie ou de mort, une décision définitive : résister ou mourir à petit feu.

Pendant qu'on se coltine le spectacle débilitant d'un festival de Cannes où les élites médiatiques jouissent comme des porcs devant des spectateurs décérébrés et extatiques,
pendant que dans certains milieux, l'argent comme le champagne coulent à flot,
pendant que tous les vices de la finance mondiale repartent de plus belle avec encore plus de force qu'avant la crise des "subprimes",

on s'aperçoit avec consternation que les politiques ne pèsent plus rien vis à vis des marchés. Que l'Europe est devenue un sinistre camp de rétention où la seule règle immuable est son dogme économique carcéral, dictatorial, infranchissable sous peine d'une descente aux enfers.

Chaque femme ou homme politique élu est désormais condamné à se renier sous peine de disqualifier totalement son pays.

Un deal forcé est conclu d'entrée : soit vous vous couchez et pratiquez NOTRE politique d'austérité, soit vous résistez et vous subissez le destin de la Grèce jusqu'à votre capitulation car vos peuples, de par leur habitude de confort et de leurs besoins, ne supporteront jamais des sacrifices et seront par conséquent incapables de résister à une crise financière violente.

Les acteurs du marché jouent avec le feu car ils savent qu'ils favorisent ainsi l'émergence des partis d'extrême droite mais ils n'ignorent pas aussi que les partis nationalistes les rejoindront toujours, l'histoire en faisant foi.

François Hollande a dû se soumettre à ce diktat sous peine de se voir éjecté comme un vulgaire Berlusconi ou de subir une crise sociale interne provoquée par les gardiens germano-anglo-saxons du temple libéral.

Le choix était simple : l'impopularité ou la semi-banqueroute provoquée par les marchés. Il a choisi.

La situation est tellement dramatique dans cette funeste Europe sans dessein, où tout s'achète et tout se vend que même un élu n'est pas certain de garder sa place contre la puissance de l'argent et d'une propagande inouïe.


Aussi, chères camarades, chers amis, j'ai solennellement décidé...

Non pas d'abandonner ce blog pour la raison qu'il n'a jamais servi à rien et que je souhaite qu'il continue dans cette voie.
Non pas de prendre les armes pour combattre des idées dont il faudra des décennies pour les extraire des têtes trop formatées.

J'ai décidé devant vous, de mettre fin à mes jours.

À mon rythme.

Les larmes dans les yeux, je vous remercie toutes et tous de votre assiduité, de vos témoignages et commentaires...

Pour parfaire notre communion en ces heures tragiques, je vous décris à l'aide d'un dessin précis les modalités d'une fin qui pourra être longue et cruelle mais digne d'un Corse dur au mal et à la souffrance.



Je vous aime tous !
Salut GB ! On pense toujours à toi.  ;)
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mardi 13 mai 2014

Wesh wesh, fit le miséreux sequano dyonisien !

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Wesh wesh !

Si vous, y en avoir écouté bwana Éric Zemmour, prestigieux journaliste moralisateur-conseilleur-prescripteur, parangon de la sauvegarde de la "société blanche chrétienne" ou dandy Renaud Camus, reclus dans sa forteresse de Plieux, à l'abri dans une de ses deux tours carrées, protégé de son cauchemar ethnique du "grand remplacement" ou patron Alain Finkielkraut, académicien fraîchement émoulu et  philosophe du "Moi Je" ; vous, penser, juste raison que nous, habitants Seine Saint Denis, pourtant Français de toutes origines, être des sauvages, voleurs, violeurs, assistés, feignants, profiteurs, violents, sans foi ni loi, cruels, racailles,  méchants, illettrés, crasseux.

Comme dans anciennes colonies.

Parce que, eux, considérer Seine Saint Denis comme sorte de pays étranger habité par peuplade hostile, primitive et inculte.

Deux civilisateurs martiaux en mission de pacification dans le 9-3, en territoire ennemi.

Wesh wesh !

Aussi, nous, sequano dyonisiens, mosaïque du monde, prototype de société de demain, adopter langage approprié à ce que bwanas d'en haut, penser des banlieues pauvres, très pauvres, trop pauvres : nous pratiquer sabir d'illettrés  conformément à idée  et estime que vous, avoir de nous. Nous, pas vouloir heurter élite qui sait tout parce que elle, être cultivée et détenir le pouvoir.

Nous, quasiment tous français de toutes origines, couleurs, religions et pas en guerre civile. Bizarre, non ?


Nous, vivre quotidiennement monde trop dur, précaire et sans sécurité. Pas étonnés que révoltes naissent spontanément.
Attendez vous à bien pire.


Ah ! La défense désespérée de la culture chrétienne européenne, concept  qui a donné deux guerres mondiales parsemées de monstruosités et d'une sauvagerie féroce entre nations présupposées  les plus cultivées  du monde.  Sans oublier colonisations, exploitations économiques, répressions militaires, soumissions par la force.
   
Et puis, société occidentale actuelle, pour assoir son emprise , devenir tyrannie douce, surveillance discrète, répression sournoise, manipulation ciblée, communauté sans choix, idéologie tenace irréversible, étroitement contrôlée, inégalitaire, dirigée par une poignée de dirigeants cooptés.

Wesh wesh !

Partisans de France éternelle vouloir sans cesse donner leçons et se gargariser sans cesse de leur supériorité culturelle... 

C'est ce monde sordide oú la misère est enfermée dans ghettos loin des regards que vous voulez imposer à nous ? Allez donc vous faire foutre, vous et votre conception de Histoire ! Nous aussi vouloir notre part de gâteau.

Vous, pas comprendre que votre salut dépend d'entente entre vous et nous les pauvres. Vous pas comprendre que monde vivable, être partage de richesse.

Vous, regroupés dans beaux quartiers bourgeois.
Nous, parqués dans cages à lapins.
Vous, travail valorisant bien payé.
Nous, chômage.
Vous, adorateurs du passé.
Nous, espoir en l'avenir.
Vous, pouvoir intellectuel, politique et médiatique.
Nous, rien.

Si vous pas comprendre, vous foutus. Nous, pauvres toujours plus nombreux, submerger vous. Dans 30 ans, 40 ans, un siècle, 3 siècles, historiens être très sévères sur vos combats d'arrière-garde. 

Vous, journalistes réactionnaires, penseurs d'opérette l'œil fixé sur passé, nationalistes en carton, écrivains futiles, avez peur avenir en regardant  vos dérisoires 2000 ans d'histoire passée alors qu'il reste des dizaines voire des centaines de milliers d'années à l'humanité pour écrire de nouvelles pages qu'on souhaite, peut-être naïvement, moins sanguinaires et plus exaltantes !
 

Wesh wesh !

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Post scriptum : si vous décidez de vous purger les boyaux de la tête avec un blog qui représente l'antithèse du mien, grossier, populiste, vulgaire, violent, haineux, douteux, allez donc rendre visite à la délicatesse et à la subtilité. Agnès G, bourgeoise bohème et fière de l'être vous accueillera avec plaisir et raffinement.